Pour beaucoup, la pelouse de rêve c'est le gazon anglais, type terrain de golf. Sauf que sous de nombreux climats, il vaut mieux opter pour une pelouse naturelle, fleurie, demandant moins d'entretien et de dépenses.
Le gazon anglais, mieux vaut y renoncer et opter pour une pelouse naturelleLa "pelouse britannique" est adaptée au climat de la Grande-Bretagne: océanique, frais, bénéficiant (ou subissant) des pluies régulières. En France, la pluviométrie est inférieure, et les étés sont plus chauds et plus secs. Bilan : pour avoir un gazon anglais, l’arrosage automatique est incontournable (sauf peut-être en Bretagne?), et il devra en outre fonctionner très régulièrement, consommant autant de mètres cubes d'eau... Pas très respectueux des ressources planétaires, ni de votre budget, car ces prochaines années, le prix de l'eau devrait considérablement augmenter. Autant prendre les devants !
Par ailleurs, cette "pelouse parfaite" nécessite de nombreux soins: engrais, désherbage, lutte contre la mousse, tonte très régulière... Or, une belle pelouse n'est pas celle dont on aura supprimé la moindre plante sauvage, mais c'est celle qui sera subtilement intégrée au jardin, auquel elle sert de liant et de faire-valoir.
Que faire contre une mousse envahissante ?Lutter durablement contre la mousse impose de traiter la cause du problème. Pourquoi cette satanée mousse apparaît-elle? Parmi les causes possibles de son apparition, on peut avoir une terre fréquemment mouillée, un jardin trop à l'ombre... et là, difficile de lutter. Mais souvent, la mousse apparaît parce que le sol est trop compact et peu perméable, ce qui est logique sur une pelouse régulièrement piétinée...
D’abord, tondre à 6-7cm, pour laisser une chance aux graminées de résister. Ensuite, favoriser l'infiltration de l'eau en décompactant la surface avec un scarificateur. Enfin, apportez à l'automne un peu de compost en surface: il nourrit l'herbe et favorise l'activité du sol (grâce à la microfaune, en particulier les vers de terre). Tout ceci vaut bien mieux que tous les anti-mousse de la planète... et c’est aussi beaucoup moins polluant !
Une pelouse naturellement fleurieAu naturel, la pelouse est fleurie. Aux graminées de base se mêlent spontanément d'autres fleurs, différentes selon le climat, l'exposition et la nature du sol. C'est un milieu vivant, qui offre un spectacle qui varie au gré des saisons, et c’est aussi un abri pour les hôtes du jardin, les papillons par exemple. On ne parle bien sûr plus d'herbicide...
Certains jardiniers font la chasse aux herbes et fleurs sauvages. Or, un jardin trop bien entretenu, où les papillons et autres insectes ne trouvent ni refuge, ni nourriture, se trouve déséquilibré. Chenilles et pucerons prolifèrent, rendant très tentante l’utilisation de produits chimiques. Essayez donc la pelouse fleurie, qui est déjà un bon compromis. Si votre terrain est assez grand, laissez également sa place à la prairie. Porcelle, chélidoine, bouton d'or s’y développeront naturellement, ainsi que certaines plantes comestibles, tels les coquelicots et les pissenlits (qui feront de délicieuses salades aux premiers jours du printemps!).
Un minimum d’entretien reste nécessaireAttention, nous ne disons pas que le résultat serait agréable sans aucun travail. Par exemple, il reste indispensable de supprimer au départ les vivaces indésirables que sont le chardon, le liseron, le plantain, en arrachage manuel de préférence. Par la suite, une fois la pelouse correctement installée –et donc, occupant le terrain face aux invasions-, elles ne feront que des apparitions ponctuelles, vite résorbées.
Il faut aussi continuer à tondre (à moins que vous n’ayez une armée de cochons d’Inde à entretenir, à ce moment-là, faire les foins est une bonne option!), mais tondez moins souvent et moins court. La tonte est indispensable pour supprimer les annuelles (très jolies, mais trop hautes pour la pelouse : si vous les laissez pousser, vous aurez belle prairie!) et favoriser les graminées. Si vous tondez trop court, vous empêcherez la croissance de "classiques", comme le trèfle ou les marguerites (dommage!), et vous favoriserez les plantes basses comme le pissenlit, le plantain, la porcelle... qui prendront vite le dessus sur les graminées...
Quelques fleurs dans votre pelouse?Oubliez les mélanges fleuris vendus en jardinerie. Les annuelles et bisannuelles généralement intégrées au gazon ne tiennent pas longtemps. Les fleurs viendront d'elles-mêmes: pâquerettes bien sûr, violettes, primevères, véroniques, saxifrages... Autant de gaieté, et un très joli écrin pour les massifs fleuris, avec lesquels elles n'entreront pas en compétition pourvu que le jardin soit bien structuré.
Le gazon anglais, mieux vaut y renoncer et opter pour une pelouse naturelleLa "pelouse britannique" est adaptée au climat de la Grande-Bretagne: océanique, frais, bénéficiant (ou subissant) des pluies régulières. En France, la pluviométrie est inférieure, et les étés sont plus chauds et plus secs. Bilan : pour avoir un gazon anglais, l’arrosage automatique est incontournable (sauf peut-être en Bretagne?), et il devra en outre fonctionner très régulièrement, consommant autant de mètres cubes d'eau... Pas très respectueux des ressources planétaires, ni de votre budget, car ces prochaines années, le prix de l'eau devrait considérablement augmenter. Autant prendre les devants !
Par ailleurs, cette "pelouse parfaite" nécessite de nombreux soins: engrais, désherbage, lutte contre la mousse, tonte très régulière... Or, une belle pelouse n'est pas celle dont on aura supprimé la moindre plante sauvage, mais c'est celle qui sera subtilement intégrée au jardin, auquel elle sert de liant et de faire-valoir.
Que faire contre une mousse envahissante ?Lutter durablement contre la mousse impose de traiter la cause du problème. Pourquoi cette satanée mousse apparaît-elle? Parmi les causes possibles de son apparition, on peut avoir une terre fréquemment mouillée, un jardin trop à l'ombre... et là, difficile de lutter. Mais souvent, la mousse apparaît parce que le sol est trop compact et peu perméable, ce qui est logique sur une pelouse régulièrement piétinée...
D’abord, tondre à 6-7cm, pour laisser une chance aux graminées de résister. Ensuite, favoriser l'infiltration de l'eau en décompactant la surface avec un scarificateur. Enfin, apportez à l'automne un peu de compost en surface: il nourrit l'herbe et favorise l'activité du sol (grâce à la microfaune, en particulier les vers de terre). Tout ceci vaut bien mieux que tous les anti-mousse de la planète... et c’est aussi beaucoup moins polluant !
Une pelouse naturellement fleurieAu naturel, la pelouse est fleurie. Aux graminées de base se mêlent spontanément d'autres fleurs, différentes selon le climat, l'exposition et la nature du sol. C'est un milieu vivant, qui offre un spectacle qui varie au gré des saisons, et c’est aussi un abri pour les hôtes du jardin, les papillons par exemple. On ne parle bien sûr plus d'herbicide...
Certains jardiniers font la chasse aux herbes et fleurs sauvages. Or, un jardin trop bien entretenu, où les papillons et autres insectes ne trouvent ni refuge, ni nourriture, se trouve déséquilibré. Chenilles et pucerons prolifèrent, rendant très tentante l’utilisation de produits chimiques. Essayez donc la pelouse fleurie, qui est déjà un bon compromis. Si votre terrain est assez grand, laissez également sa place à la prairie. Porcelle, chélidoine, bouton d'or s’y développeront naturellement, ainsi que certaines plantes comestibles, tels les coquelicots et les pissenlits (qui feront de délicieuses salades aux premiers jours du printemps!).
Un minimum d’entretien reste nécessaireAttention, nous ne disons pas que le résultat serait agréable sans aucun travail. Par exemple, il reste indispensable de supprimer au départ les vivaces indésirables que sont le chardon, le liseron, le plantain, en arrachage manuel de préférence. Par la suite, une fois la pelouse correctement installée –et donc, occupant le terrain face aux invasions-, elles ne feront que des apparitions ponctuelles, vite résorbées.
Il faut aussi continuer à tondre (à moins que vous n’ayez une armée de cochons d’Inde à entretenir, à ce moment-là, faire les foins est une bonne option!), mais tondez moins souvent et moins court. La tonte est indispensable pour supprimer les annuelles (très jolies, mais trop hautes pour la pelouse : si vous les laissez pousser, vous aurez belle prairie!) et favoriser les graminées. Si vous tondez trop court, vous empêcherez la croissance de "classiques", comme le trèfle ou les marguerites (dommage!), et vous favoriserez les plantes basses comme le pissenlit, le plantain, la porcelle... qui prendront vite le dessus sur les graminées...
Quelques fleurs dans votre pelouse?Oubliez les mélanges fleuris vendus en jardinerie. Les annuelles et bisannuelles généralement intégrées au gazon ne tiennent pas longtemps. Les fleurs viendront d'elles-mêmes: pâquerettes bien sûr, violettes, primevères, véroniques, saxifrages... Autant de gaieté, et un très joli écrin pour les massifs fleuris, avec lesquels elles n'entreront pas en compétition pourvu que le jardin soit bien structuré.

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