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A travers le blog Un Art De Vivre, nous avons souhaité partager avec vous quelques trucs et astuces pour faire un jardin naturel, autrement dit "BIO". Plantation, observation, prévention, rotation des cultures...Nous allons vous faire découvrir les gestes durables pour un jardin naturel et responsable.

1 déc. 2011

Le potager en Decembre

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Le froid arrive,

Protégez les légumes des gelées, paillez entre les rangs de laitues d'hiver, de poireaux, paillez les légumes racines, paillez les fraisiers... les feuilles mortes, la paille feront de bons paillis. 
Ne paillez pas les oignons, les échalotes et l'ail qui n'aiment pas les excès d"humidité.

Plantez un pied un pied de rhubarbe, et protégez le (paillis toujours), dans les régions à hivers doux, il est encore possible, début décembre de planter de l'ail d'hiver.
Il est encore temps de planter des arbres s'il ne gèle pas.

Récoltez les légumes d'hiver, les poireaux, les choux, les choux brocolis et de Bruxelles, récoltez les mâches selon vos besoins : elles ne craignent que les fortes gelées.
Bêcher les terres argileuses à grosses mottes : le gel fera le reste.

Attention, sauf si votre terre est très compacte, il n'est souvent pas nécessaire de bêcher trop profondément ni de la retourner complètement.
Si vous faites un feu (dans le jardin, dans une cheminée) enfouissez les cendres en même temps, mais sans excès : de 3 à 4 kg / 100 m2 pour apporter de la potasse aux légumes racines. Sinon, vous pouvez, de temps en temps, ajouter 1 à 2 poignées de cendre au compost. Le compost est le plus souvent suffisant pour enrichir le potager.
Rappel : si vous avez semé des engrais verts comme la moutarde ou la phacélie, le gel va les décomposer. Vous pourrez les enfouir superficiellement en fin d'hiver.

Ramassez les feuilles mortes et au compost.

Pensez auxiliaires du jardinier : ne détruisez pas toutes les tiges creuses des fleurs, du sureau, qui traînent au jardin, de nombreux auxiliaires s'y sont peut être installés pour hiberner. 

Donnez à manger aux oiseaux et veillez à ce qu'ils aient de l'eau non gelée.

Astuce : après chaque neige, observer les endroits où elle fond en premier : c'est sûrement le coin le plus chaud du potager ou du jardin. Les plantes douillettes et frileuses apprécieront d'y être plantées.

Avant un relatif repos (bien mérité) nettoyez les outils de jardinage en les brossant pour éliminer la terre, en les graissant pour éviter la rouille. 

1 nov. 2011

Le potager en Novembre

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semez, des petits pois ronds précoces, des fèves mais l'emplacement doit être bien abrité. C'est quasi la fin des semis. 


En pépinière sous châssis des laitues et des feuilles de chêne à couper, et en jardinière quelques radis.

Buttez et protégez les poireaux que vous avez laissés en pleine terre.


Rappel : vous pouvez avoir du persil et d'autres aromates cet hiver en prélevant un ou deux beaux pieds du jardin que vous replantez en pot immédiatement et que vous rentrez dans la cuisine.

Bouturez framboisiers et groseilliers. Taillez les framboisiers à
80 cm environ.

Ramassez les feuilles mortes des arbres et mettez les au compost.

Nourrissez les oiseaux régulièrement, donnez leur de la matière grasse et assurez vous qu'ils ont de l'eau. Les oiseaux, outre leur gazouillis matinal et vespéral, sont des aides jardiniers indispensables.

Laissez sur place les tiges creuses des plantes mortes (saines) c'est là que de nombreux auxiliaires trouveront refuge pour l'hiver.

Améliorez votre terre de potager bêcher si vous devez apporter de la fumure de fond, enfouissez la phacélie et la moutarde blanche. 

Récoltez : la mâche, l'oseille, les betteraves, les carottes, les navets, les céleris raves, les choux à maturité, radis d'hiver et épinards, ainsi que des poireaux. 

1 oct. 2011

Le potager en Octobre

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semer :
  • En pépinière sous chassis des laitues et des feuilles de chêne à couper, des radis de 18 jours.
  • En pépinière et en pleine terre des choux de printemps. 
  • En place continuer de semer des épinards.
Repiquer en place : les laitues d'hiver, bien rapprochées les unes des autres pour qu'elles se protègent, et quand ils sont assez forts, vos choux de printemps semés fin août et septembre.
Si vous en avez semé vous pouvez aussi repiquez les petits oignons blancs rustiques.
Vous pouvez aussi pour avoir du persil cet hiver en prélevant un ou deux beaux pieds du jardin que vous replantez en pot immédiatement et que vous rentrez dans la cuisine.

Arrachez les légumes qui ne produiront plus en raison de la saison, brûlez les feuilles atteintes de maladies . Arrachez les endives pour les mettre à forcer.
Ramassez les feuilles mortes des arbres et mettez les au compost, sauf maladies

Plantez des fraisiers remontants, protégez entre les plants par un paillis ou des feuilles sèches si vous êtes en région froide (toujours loin des choux qui ne les aiment pas vraiment).

Surveillez les limaces, c'est une bonne saison pour elles, elles sont en pleine forme et se reproduisent. Commencez à bêcher vers mi octobre.

Récolter : Finissez de récolter vos tomates vertes et faites en confiture et conserves. 

Récoltez le persil, hachez et congelez. 
Récoltez les choux brocolis, de bruxelles, les choux fleurs et pommé. 
Récoltez courgettes, épinards, poireaux, navets et carottes, laitues, scaroles, chicorées et bien entendu : les potirons.

1 sept. 2011

Le potager en Septembre

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semez, comme en août (surtout la première quinzaine) : en pleine terre les légumes d'automne tels que navets, radis, épinards, les laitues et la romaine d'hiver.
Vous pouvez aussi semer vos premiers oignons d'hiver qui seront récoltés au printemps.
Semer en pépinière les choux cabus de printemps.

Repiquez en place : scaroles et chicorées, et si ou quand ils sont assez forts vos choux de printemps

Alléger délicatement les tomates en retirant les feuilles qui cachent les fruits afin qu'ils puissent mûrir.

Blanchissez vos chicorées en resserrant les feuilles autour du coeur avec un lien : privé de lumière, le coeur restera blanc.

Plantez des fraisiers non remontants (mais loin des choux qui ne les aiment pas vraiment)

Surveillez la piéride du chou et les altises, l'oïdium.

Récoltez : les haricots à grains, les tomates, les aubergines, vos premiers potirons, choux, choux fleurs et brocolis et pommes de terre, radis et poireaux, les melons, les courges, septembre c'est un beau mois de récolte !

A la fin du mois : récoltez toutes vos tomates : certaines finiront de murir, les vertes feront des bonnes confitures ou des condiments. Et toujours semer phacélie, ou de la moutarde blanche, pour faire de l'engrais vert si vous en avez semé en août il est aussi temps de l'enfouir.

1 août 2011

Le potager en Aout

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semez en pleine terre : les légumes d'automne tels que navets, radis, épinards, les laitues et la romaine d'hiver.
Vous pouvez aussi semer vos premiers oignons d'hiver qui seront récoltés au printemps. Semer en pépinière les choux cabus de printemps.

Repiquez en place : poireaux, laitues, choux...

Pincez les tomates : les nouvelles ramifications et terminaisons florales n'auront guère plus le temps de mûrir. 

Etêtez les choux de Bruxelles pour favoriser la formation des choux

Arrosez tous les jours et de préférence le soir en prenant garde à : Bien arroser les radis pour qu'ils ne deviennent pas piquants et au besoin à diminuer les arrosages des melons pour qu'ils aient plus de goût 
Surveillez l'oïdium et pensez au purin d'ortie.

Récoltez : courgettes, poivrons, aubergines, haricots verts, betteraves, pommes de terre, brocoli, choux fleurs et choux d'été (selon vos dates de semis et variétés).

Dans les carrés laissés vides : semer des phacélies, ou de la moutarde blanche, pour faire de l'engrais vert.

1 juil. 2011

Le potager en Juillet

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semez :
Carottes hâtives, chicorées, haricots nains , laitues romaines et pommées, radis d'automne, et navets en choisissant bien des variétés à semer en cette période de l'année. on peut aussi encore semer les haricots blancs à grains, à consommer frais ou secs.

Plantez ou repiquez en place, au plus tôt dans le mois si vous ne l'avez pas encore fait :
Tomates, poivrons doux, piments, aubergines, courgettes, concombres. Bien arroser au pied et régulièrement.
Sinon, tuteurez et pincez les tomates (voir fiche), repiquez les derniers poireaux et choux pommés, choux fleurs et choux brocolis

Récoltez (selon vos dates de plantation et / ou région) : courgettes, concombres, haricots verts, petits pois, poivrons, melons, tomates, et peut être les premières aubergines.

Récoltez les oignons après avoir couché les tiges trois semaines avant. 

Nouez les tiges d'ail et/ou récoltez quand les feuilles sont jaunies
et bien entendu récoltez aussi : salades, radis, choux.

Attention : radis sans eau = radis piquants.

Récoltez les pommes de terre nouvelles.

Eclaircissez les semis en place quand nécessaire, afin que chaque plante se développe correctement. Tuteurez, protégez, juillet et août sont des mois de surveillance.

Binez et sarclez, en binant les haricots et les pois, buttez les pieds pour un meilleur enracinnement. S'ils sont à rames, vérifiez qu'ils sont bien attachés.

Paillez avec une bonne épaisseur de tourbe, de tonte de gazon, ou de paille, d'environ 3 à 5 cm . Vérifiez la présence des limaces et escargots sous les paillis pour les éliminer. Tuteurez tomates, haricots.

Jardinières, pots et vacances : installez à côté du (des) pot(s) une cuvette remplie d'eau dans laquelle vous ferez tremper l'extrémité d'une mèche. L'autre extrémité de la mèche sera bien enfouie dans la terre du pot.

Potager bio :
Comment conserver le frais, l'humide en cas de fortes canicules, quand arroser ?
  • Pailler entre les rangs pour conserver l'humidité. 
  • Utiliser le système des bouteilles plastiques au pied des tomates. 
  • Arroser le soir seulement, et jamais en plein soleil (catastrophe, catastrophe). 
  • Arroser profondément et un jour sur deux (voire plus selon le temps) plutôt que tous les jours en superficie qui finit par "griller" les racines. 
  • Préférer le bon vieil arrosoir à main qui permet de bien doser. La pomme d'arrosoir, est idéale pour les semis et les plantes fragiles.
  • Enfin, ne semer pas ce que vous ne pourrez pas.

Récupérer l'eau de pluie, il existe de nombreuses solutions allant de quelques euros à plus de 1000 : mais tout le monde peut récupérer l'eau de pluie.

Chaleur, humidité ou sécheresse : L'oïdium, le mildiou, les araignées rouges vont bientôt connaître leurs beaux jours : luttons, oui, mais bio. 

1 juin 2011

Le potager en Juin

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
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Semer à la volée, en ligne ou en poquet juin, c'est un peu comme en mai 

En pleine terre en place : haricots verts, haricots secs, concombres et cornichons, laitues et chicorées, mâche, endives, courges et courgettes, potirons et citrouilles, carottes demi-longues, éventuellement de derniers navets, radis, y compris radis noir d'hiver.
En pépinière : toutes les salades, tous les choux, y compris choux-fleurs et brocolis, poireaux d'hiver, oignons jaunes "Paille des vertus" qui seront repiqués au printemps suivant.

Planter ou repiquer en place :
Les tomates, poivrons doux, piments, aubergines, les choux semés le mois précédent, les céleris, les salades et chicorées frisées si vous les aviez semées en pépinière, les poireaux d'hiver

Petits potagers :
  • Repiquer quelques laitues dans l'espace laissé entre les poireaux et oignons. Préférer les haricots et les pois à rame, que vous installerez sur tuteur dans les angles.
  • Repiquer quelques légumes dans les plates bandes fleuries (on met bien des fleurs dans les potagers, l'inverse est tout aussi vrai).
  • Echelonner semis et plantations pour ne pas être débordé(e) en une seule semaine par l'abondance d'une récolte. 

Eclaircir les semis en place quand nécessaire, afin que chaque plante se développe correctement.

En pot, en jardinière :
Basilic, tomates cerises, menthe, salades à couper, poivrons et piments, thym, ciboulette, essayer haricots, pois, ou tout légume dont vous rêvez, rien, aucun conseil ne vaut un essai !

Récolter : salades, laitues, radis, choux, petits pois, haricots verts, carottes, navets, pommes de terre précoces ou en primeur, herbes aromatiques, encore des fraises, ainsi que les premières framboises.
Nouer les tiges d'ail et/ou récolter quand les feuilles sont jaunies (voir fiche)
  • Biner et sarcler plus que jamais, arrosez le soir (sauf s'il y avait une vague de froid, et sauf s'il pleut) 
  • Pailler entre les rangs, protéger les fraisiers. Vérifier la présence des limaces et escargots sous les paillis pour les éliminer.
  • Tailler vos sauges condimentaires après la floraison, vérifier l'état de vos romarins. 

Trop de mauvaises herbes partout, avoir un potager plus propre ? Vous pouvez semer en juin du sarrasin : il servira d'engrais vert, et nettoiera la terre. 

Potager bio : Juin annonce parfois aux jardiniers bios les premiers vrais soucis qui seront vite et naturellement corrigés (voir fiches maladies, insectes ravageurs et auxiliaires)
Laissons faire : Oiseaux, coccinelles, syrphes, ichneumons, staphilins et carabes.
Il est parfois difficile de ne pas (trop) intervenir : songeons que les 3 ou 4 trous valent bien l'équilibre à venir.

6 mai 2011

L'olivier

Soyons honnête, au nord de la Loire, votre olivier ne produira guère d’olive. Il sera en revanche un magnifique arbre d’ornement, hors du commun, transformant de sa seule présence le jardin ou la terrasse qui l’abrite. Si les hivers sont assez doux, vous pouvez le cultiver en pleine terre, dans un lieu protégé de votre jardin, car il supporte les températures jusqu’à –10°C. Dans les régions aux hivers plus rudes, il faudra le cultiver en bac, afin de le rentrer durant l’hiver, dans une pièce sèche, fraîche et lumineuse. Sachez que l’olivier a une aptitude remarquable à la transplantation et à la culture en bac. Vous pouvez ainsi le déplacer à volonté, même adulte. La manutention d’un sujet centenaire mérite cependant l’expertise d’un professionnel.

L’olivier s’adapte plutôt facilement à la culture en bac s’il bénéficie d’une exposition ensoleillée et à l’abri des vents. Prévoyez un bon drainage et laissez la terre se dessécher entre deux arrosages. 

Il aimeLe soleil, la chaleur (une exposition sud), les sols secs et bien drainés, une longue période estivale.
Il craintL’humidité, l’olivier étant un arbre très résistant à la sécheresse, il nécessite des arrosages modérés. Évitez aussi les expositions aux vents très forts.
Plantation
En règle générale, l'olivier se plante au printemps (entre la mi-mars et la mi-juin) dans la zone oléicole française, à l'exception de la Corse et du Roussillon où il est possible de planter dès l’automne. Soyez prudent, les plants supportent très mal des températures inférieures à - 6°C durant les premiers mois suivant la mise en place.
Les pépiniéristes proposent toujours les plants d'oliviers dans des pots (ou conteneurs) en plastique. Conservez la motte intacte. Mais démêlez les racines qui ont commencé à former un chignon dans le pot. Il ne faut pas étêter les plants.
Le jeune olivier est enterré d'environ 5 cm par rapport à la à la surface de la motte. Installez un tuteur de 2 m à 2,5 m de haut et de 5 à 8 cm de diamètre dont le matériau est capable de résister au moins 3 à 4 ans aux intempéries (châtaignier). Enfoncez-le d'au moins 60 cm dans le sol. Prévoyez une cuvette de 50 cm de diamètre environ autour du plant. Remplissez la cuvette d'eau (10 à 20 l par plant) afin de bien tasser la terre autour des racines. Pour terminer, attachez l’olivier à son tuteur, mais sans le serrer.

Distance de plantation : de 6 à 8 m en tous sens. Il est bon de ne pas trop serrer les oliviers ce qui favorise une bonne production et réduit les risques de maladies.

Sol
Léger, bien drainé, même pauvre et calcaire. Il faut éviter les terrains humides dans lesquels l'eau circule très lentement. Les sols filtrants comportant des graviers ou des cailloux seront préférés aux terres trop argileuses et asphyxiantes. L'olivier n'est pas très sensible aux variations de pH (acidité/alcalinité) du sol. Dans les sols franchement acides ou basiques, il faut privilégier les variétés traditionnelles locales. Par exemple ‘Olivière’ dans les sols acides du Roussillon, ‘Aglandau’ dans les sols très basiques de la vallée de la Durance, etc.

En bacPrévoyez un bon drainage au fond du contenant. Arrosez seulement quand la terre est sèche. Rempotez tous les 2 ou 3 ans, juste avant l’éclosion des feuilles. Taillez environ un tiers des racines.

Exposition
Chaude et ensoleillée. L’olivier résiste au gel jusqu’à -15 °C environ, à condition de bénéficier d’un hiver sec. Il a besoin d’un été chaud et long pour mener à bien sa fructification. Évitez les zones aux risques de gel élevés : bas-fonds, bord de rivière, altitude supérieure à 300 m. Les meilleurs lieux de culture se situent sur les pentes orientées au sud des coteaux.

Climat
L’idéal est la zone climatique de type méditerranéen. L'olivier est susceptible de réussir ailleurs, à condition qu'il soit planté à l'écart des grands froids. Pour la production, ne rien attendre en dehors de sa zone naturelle de culture...

Résistance au froidDe – 6 °C à -10 °C pour les jeunes arbres au tronc de moins de 10 cm de diamètre. De – 12 °C à – 20 °C pour les oliviers adultes à l’écorce épaisse. La résistance au froid dépend de l’exposition et surtout du sol, une meilleure tenue étant observée dans les zones pas trop ventées et les terres sèches.

Taille
L'olivier est un arbre qui nécessite une taille annuelle. Il faut discerner les tailles favorisant la production de fruits et la taille purement esthétique. La taille esthétique a pour but de former un tronc unique en éliminant les branches. Elle sera effectuée en fin d’hiver (entre le gel et la floraison) et tendra à former une couronne évasée qui exposera toutes les feuilles à la lumière.

Attention aux lapins !Après la plantation, prévoyez une protection contre les lapins. En effet, dans ses 3 à 5 premières années, l'olivier est très prisé de ces rongeurs qui dévorent l'écorce jusqu'au bois, ce qui entraîne l'arrêt de la circulation de la sève, provoquant le dessèchement de la partie supérieure de l’arbre. La mise en place d'un grillage, d'un filet ou d'un manchon de plastique autour du jeune olivier le protégera efficacement.

5 mai 2011

Oranger et citronier

Qui n'a pas rêvé d'acclimater chez soi un oranger ou un citronnier ? Si les hivers sont trop rudes dans votre région pour les faire pousser en pleine terre, essayez donc la culture en pot : la plupart des agrumes s'y font bien.

Feuillage, fleur, parfum, fruit... Que vous choisissiez de cultiver un citronnier, un oranger, un mandarinier, un calamondin ou, plus original, un kumquat, un cédratier ou un kombava, les agrumes vous combleront. Leur résistance au gel est supérieure à ce que l'on prétend souvent. Tout dépend du moment où le froid survient, et de la durée de l'épisode de gel. Quoi qu'il en soit, si vous tenez absolument à la survie de vos arbres, le mieux est encore de les cultiver en pot, ce qui permettra de les mettre à l'abri pendant l'hiver.
En orangerieMise en pratique depuis des siècles, la culture "en orangerie" préserve les plantes du gel, tout en ménageant une baisse des températures, qui conditionne l'entrée en repos végétatif.
Chez vous, l'orangerie aura pour nom véranda, garage, hangar ou pièce non-chauffée, avec idéalement de belles ouvertures ménagées vers le sud, qui pourront être ouvertes de temps à autres pour assurer l'aération.
La culture sous serre est bien sûr possible, sans trop chauffer, mais en assurant une température supérieure à zéro...

Spécificité de la culture en potLes racines de ces arbustes devront se contenter du pot pour survivre. Elles devront y trouver l'eau et les nutriments nécessaires. Il faudra donc veiller à l'arrosage et à la fertilisation régulière.
Souvent placés sur la terrasse, les agrumes en pots sont exposés au vent et au soleil. Attention, ils se dessèchent et gèlent plus facilement que leurs collègues cultivés en pleine terre.
Comme bien souvent hélas, ils font des proies de choix pour les aleurodes, les cochenilles et autres parasites...

L'achat
Les agrumes sont disponibles toute l'année en pépinière. Ils sont vendus en conteneur. Vous les rempoterez aussitôt selon votre préférence dans un pot en terre cuite, dans un pot en plastique que vous camouflerez dans une belle céramique, ou encore dans un bac en bois adapté (généralement protégé intérieurement par un film en PVC).

Mélange de cultureLe substrat type se compose d'un bon terreau (70%), d'un peu de terre du jardin (20%) et le reste de sable grossier, pour assurer un bon drainage.
Le rempotage aura lieu tous les 2 ou 3 ans, en fonction de la croissance observée. Lorsqu'ils se plaisent, les agrumes poussent vite !

ArrosageL'arrosage sera fréquent en période estivale, et plus espacés en repos hivernal. Soyez vigilant : le substrat des plantes en pot ne doit pas sécher, les racines se trouvant très près de la surface.
Un bon arrosage est lent et abondant, de sorte que la motte soit imbibée en totalité. Autant que possible, privilégiez l'eau de pluie (l'eau de ville est souvent trop calcaire et trop chlorée).

Parasites des agrumes
Acariens, pucerons, aleurodes et cochenilles prospèrent en atmosphère chauffée et/ou confinée.
Privilégiez un toilettage régulier du feuillage avec une eau additionnée de savon noir.
Les cochenilles, protégées par leur protection farineuse ou leur bouclier, peuvent résister. Employez alors une huile blanche, produit respectueux de la nature qui se limite à "asphyxier" les intruses.

Récolte
C'est un vrai plaisir au coeur de l'hiver : le gros des récoltes se fait entre novembre et février.
Multiplication
Les semis de pépin sont possibles; la multiplication des agrumes se fait cependant plutôt par greffe (avril à juin) ou bouturage (avril à septembre).

Fin d'hivernageAu printemps, dès que les conditions climatiques redeviennent favorables, sortez vos agrumes et placez-les en situation abritée.

4 mai 2011

Le kaki

Appelé aussi « plaqueminier », le Kaki (diospyros kaki) est un arbre de la famille des Ebenacées originaire d'Extrême-Orient, dont certaines variétés atteignent 15m de hauteur (6 à 10m en moyenne).
Ses fruits ressemblent à de grosses tomates d'un rouge tirant vers l'orange, dont la forme peut être ronde, conique, cylindrique ou encore presque aplatie.

Très rustique, le kaki supporte des froids de -15 à -20°C. Il s'adapte à tous les sols et se révèle extrêmement fertile. Vendu en conteneur, on peut le planter toute l'année, même si la période idéale s'étend du milieu de l'automne à la fin de l'hiver, à la condition qu'il ne gèle pas.

Les kakis ont une valeur décorative certaine, que l'on apprécie principalement en hiver, lorsque leurs fruits restent accrochés aux branches alors que le feuillage est tombé. Subsiste alors un arbre fortement ramifié couvert de boules orangées : un décor d'hiver très appréciable. A l'automne, leurs grandes feuilles vert luisant prennent de belles teintes pourpres.

Sol
Tout terrain sans humidité excessive.

Exposition
Comme la plupart des fruitiers, de préférence ensoleillée et chaude. La chaleur est requise pour un bon mûrissement des fruits.

Arrosage
Par temps sec; les premières années uniquement.

Conseils de cultureMettez un tuteur à la plantation. N'hésitez-pas à tuteurer les branches couvertes de fruits à partir du mois de septembre.

Taille
En hiver, on aèrera le centre de l'arbre pour laisser pénétrer l'air et le soleil.

Quelques variétés
On recense au Japon quelques 800 variétés, contre plus de 2000 cultivées en Chine !
  • Costata, Fuyu et Muscat sont non astringentes et parthénocarpiques (pas besoin de pollinisation pour fructifier).
  • Sharon est la variété qui se développe le plus actuellement. C'est son fruit, bien souvent en provenance d'Espagne et d'Israël, qui est vendu dans le commerce.
  • Hatchiya (aux gros fruits rouge vif), 
  • Hongsi et 'Fuji' donnent des fruits astringents.

3 mai 2011

Le lyciet

Le lyciet (lycium barbarum) est un petit arbuste originaire de Chine qui appartient à la famille des solanacées (tomate, aubergine, pomme de terre...). Il produit des baies rouges, semblables à de petites cerises allongées, légèrement sucrées et de faible acidité. « Goji » est leur appellation commerciale dans nos contrées.

En grandissant, il prend un port un peu indéterminé, avec des branches arquées ayant une forte tendance à l'allongement. En début d'été, il se pare de petites fleurs violettes et blanches en étoile, remplacées vers le mois de septembre par les baies, non moins décoratives...

Il trouvera place dans votre jardin, par exemple en haie fruitière, mais il peut également être cultivé en pot.

Santé et longévité ?Le Goji est consommé en Asie depuis des millénaires, sous forme séchée ou bien en jus. Il est riche en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments. A ce titre, il est certainement bénéfique pour la vitalité générale, et la stimulation de nos défenses naturelles. On admet généralement que c'est l'un des fruits les plus anti-oxydants, ce qui lui vaut sa réputation de fruit « anti-vieillissement ».

Terre
Le lycium barbarum est peu exigeant. Il poussera dans n'importe quelle terre de jardin enrichie d'un peu de terreau. Préférence pour les sols alcalin (basique; pH >7), plutôt riches en minéraux.

Arrosage
En hiver, pas d'arrosage en extérieur. En été, le Goji appréciera un sol relativement frais. Veillez à l'arroser régulièrement.

Exposition
Soleil ou mi-ombre

Hauteur à l'âge adulte1,5m si cultivé en bac; 2 à 3 m en pleine terre

Température
Le Goji est très rustique : nos hivers ne lui font pas peur puisqu'il résiste à -20°C. A noter : c'est un arbuste caduc, qui perd son feuillage en hiver.

TaillePincez les extrémités des branches pour les pousser à ramifier et prendre un port un peu plus compact.

SemisFaire pousser des graines de Goji, c'est possible ! Semez les graines dans des godets ou une caissette remplis d'un terreau bien fin. Placez sous une mini-serre à une température comprise entre 20 et 25°C. La germination interviendra sous 4 à 6 semaines.

Culture en potLe Goji peut parfaitement être cultivé en appartement. Il pousse correctement quand la température est comprise entre 15 et 25°C.
Rempotez votre plant dans un mélange de terre de jardin, de terreau, et d'un peu de sable. Incorporez également quelques billes d'argile qui aèreront ce substrat.  Pensez à l'arroser 1 fois par semaine en hiver et 3 fois par semaine en été. Ne laissez pas l'eau stagner dans la coupelle : risque de pourrissement des racines.

2 mai 2011

La rhubarbe

La Rhubarbe (Rheum Rhaponticum) est une plante vivace de la famille des Polygonacées mesurant jusqu’à 1 mètre de hauteur. Elle est originaire d’Asie où on la rencontre jusqu’à 4000 mètres d’altitude.
Elle développe des feuilles de très grandes dimensions mais seules ses tiges (appelées pétioles) sont comestibles. En effet, les feuilles, très riches en acide oxalique (substance toxique voire mortelle) ne doivent surtout pas être consommées.

Sol
La Rhubarbe ne pousse que dans les terrains frais, profonds et bien ameublis.
Elle est très gourmande en humus.

Exposition
La Rhubarbe est peu exigeante en ce qui concerne l’exposition. Elle accepte très bien une exposition mi-ombragée.
Achat
En petits godets, sur les marchés ou en jardinerie.
Semis / MultiplicationLa Rhubarbe se multiplie par semis en août-septembre ou en avril-mai.
Mais la division des pieds est préférable ; on prélève alors en mars ou en septembre- octobre des éclats sur les touffes les plus importantes qu’on replante aussitôt.
Soin
Un pied de rhubarbe peut durer une dizaine d’années à condition de lui apporter une bonne fumure complémentaire tous les deux ans.
Il faut surtout penser à supprimer les tiges florales dès qu’elles se présentent afin de conserver à la plante toute sa vigueur.
Peu d’insectes et de maladies attaquent la Rhubarbe. Ses principaux ennemis sont les limaces et les escargots qui dévorent ses feuilles. Il est important de maintenir un lit de cendres au pied des jeunes plants.

Récolte
La récolte commence à partir de mai, l’année qui suit la plantation.
On peut obtenir des tiges plus longues en faisant blanchir la touffe dans un pot sans fond ou un sac obscur.

Conservation
La Rhubarbe potagère ne se conserve que quelques jours au réfrigérateur,
Par contre, elle se congèle très bien. Il suffit de la mettre dans un sac de congélation coupée en tronçons.

1 mai 2011

Le potager en Mai

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
voir une carte des climats dans le monde



Semer à la volée, en ligne ou en poquet selon le légume :
En pleine terre en place : Betteraves, radis de tous les mois, carottes et navets (vérifier variétés), haricots verts ou secs, potirons, courgettes, cornichons et concombres, basilic, laitues (ou en pépinière)
En pleine terre, en pépinière : toutes les salades, tous les choux, y compris choux-fleurs et brocolis, poireaux d'hiver (ils seront repiqués en place)

Planter ou repiquer en place :
Choux de milan, choux de bruxelles, chicorées frisées, poireaux d'été, poireaux d'hiver céleri rave et aussi les plants de tomates, poivrons et piments, concombres, courgettes des semis sous abris ou d'intérieur du mois précédent.
Dans tous les cas : échelonner semis et plantations

Eclaircir les semis en place quand nécessaire, afin que chaque plante se développe correctement.

Butter : les pommes de terre, paillez les fraisiers, protégez les si crainte de gelées

Semer, planter ou repiquer en pot, en jardinière :
Basilic, tomates cerises, menthe, salade à couper, poivrons et piments, thym, ciboulette
Arrosez régulièrement, fleurissez autant que vous voulez : en mai, faites ce qu'il vous plaît.

Récolter : salades, laitues, radis, choux verts, les premiers tendres navets, des fraises du jardin, selon régions et périodes de semis : les premiers haricots verts, des carottes nouvelles semées sous abri, des épinards, peut être les petits pois précoces que vous aviez semés en automne l'année dernière.

Cela sera aussi le mois pour la ciboulette, l'ortie, le pissenlit, le thym et la sauge. Récoltez un brin de muguet

Biner et sarcler plus que jamais, arrosez plutôt le matin, sauf si la température montait (arrosage d'été: le soir).

Potager bio : Mai est propice pour fabriquer : Compost, purin d'ortie et compagnie (et s'en servir).

Admirons : syrphes, abeilles, bourdons, guêpes, araignées au boulot. Protégeons les, fleurissons nos potagers.

29 avr. 2011

Le prunier

Le prunier appartient au genre Prunus, et compte de nombreuses espèces et variétés : quetschiers, pruniers d'Ente (qui donnent les prunes à pruneaux), mirabelliers, Reine-Claude... Cet arbre fruitier de petite taille (3 à 8 mètres) pousse sous tous les climats tempérés. Rustique, il supporte bien des températures négatives jusqu'à -17°C, et peut être cultivé en altitude (1.000 mètres).
Plantation et multiplicationLa plantation de plants à racines nues s'effectue à l'automne ou au début du printemps. Pour les sujets en pots (fruitiers nains), le rempotage est réalisé à la même époque. Le prunier est le plus souvent multiplié par greffe (de type écusson à oeil dormant), en juillet. Le porte-greffe (prunier du Japon, prunier myrobalan, prunellier) peut être obtenu par drageonnage ou par semis. Le mirabellier est le seul prunier à pouvoir être multiplié par semis.

Sol
Tous, avec une préférence pour les sols frais, profonds et bien drainés.

Exposition
Soleil ou éventuellement mi-ombre.

Floraison et fructificationLa floraison du prunier a lieu en mars ou avril : les fleurs, de couleur blanche, sont décoratives et apparaissent sur les rameaux de l'année précédente. La plupart des variétés de pruniers sont autofertiles, cependant, pour quelques-unes (certaines Reine-Claude notamment), il faut planter au moins deux pruniers de variétés différentes pour obtenir une récolte de prunes satisfaisante. Ce sont alors les abeilles qui assurent la pollinisation. Les prunes arrivent à maturité entre fin juin et septembre selon les variétés. Après la plantation, comptez 2 à 3 ans avant la première récolte.

Variétés
Les espèces et variétés de pruniers sont nombreuses (environ 300).
Les Reine-Claude, les quetschiers et les pruniers d'Ente appartiennent à l'espèce Prunus domestica subsp. italica, dont voici quelques variétés :
  • Reine-Claude d'Oullins, 
  • Reine-Claude d'Althan, 
  • Reine-Claude Verte, 
  • Reine-Claude de Bavay, 
  • Reine-Claude Violette
  • Quetsche d'Alsace, 
  • Quetsche d'Italie,
  • Prune d'Ente
Les mirabelliers, Prunus cerea : 
  • Mirabelle Dorée, 
  • Mirabelle de Nancy, 
  • Mirabelle de Metz, 
  • Mirabelle parfumée de Septembre...
Les pruniers Japonais, Prunus salicina : 
  • Meknès, 
  • Santa Rosa, 
  • Golden Japan...
Les prunelliers : Prunus spinosa (épineux, généralement sauvages) ;
Les pruniers d'ornement : Prunus cerasifera ou prunier myrobalan, à feuillage pourpre pour la variété 'Pissardii' (ou Prunier de Pissard).

Entretien
Le prunier ne demande ni arrosage, ni fertilisation : la plupart du temps, le sol suffit à nourrir l'arbre. Toutefois, si le feuillage de l'arbre est vert clair, voire jaunâtre, faites un apport de compost au début du printemps, éventuellement suivi d'un paillage. Arrosez les jeunes arbres, notamment durant l'année suivant la plantation.

La taille du prunier, comme pour tous les arbres fruitiers, consiste en une taille de formation chez les jeunes arbres, et en une taille de fructification chez les arbres plus âgés, dès qu'ils commencent à donner des fruits (élagage du bois mort, éclaircissage du centre de l'arbre, raccourcissement des branches). Ces opérations ont lieu en août ou septembre, pour que l'arbre ait le temps de cicatriser avant l'hiver.

Maladies et ravageursLe prunier peut être sujet à des maladies et des parasites : chancre bactérien, moniliose, rouille, sharka, cochenilles, carpocapse du prunier, pucerons, araignées rouges...

28 avr. 2011

Le pommier

Le pommier, Malus pumila (anciennementMalus domestica) est l'arbre fruitier le plus cultivé en Europe. Avec près de 20.000 variétés dans le monde, il est aussi celui qui présente la plus grande diversité, bien que les étals des marchés se limitent trop souvent à quelques variétés de pommes (Granny Smith, Royal Gala, Golden, Red Chief...).

Ce petit arbre, qui dépasse rarement une dizaine de mètres de hauteur, est adapté aux climats tempérés, de préférence humides (voilà pourquoi la Normandie est célèbre pour ses vergers de pommiers). Il peut cependant résister à des températures très basses en hiver, jusqu'à -30°C pour certaines variétés. On peut ainsi le cultiver partout en France : outre la récolte de pommes, qui régaleront les gourmands tout au long de l'hiver, la floraison printanière du pommier est très décorative au jardin.
Plantation et multiplicationLa plantation (et le rempotage) du pommier a lieu en automne. Pour une bonne fructification, l'arbre doit être multiplié par greffe. Le porte-greffe est quant à lui obtenu par marcottage, par bouturage ou encore par semis de pépins (à l'automne ou au printemps).

Sol
La plupart des sols peuvent convenir à la culture du pommier, avec une préférence pour les sols profonds, argilo-calcaires ou silico-argileux.
Exposition
Soleil ou mi-ombre, situation aérée.
Floraison et fructificationLes fleurs, blanches ou roses, groupées en bouquets très serrés, apparaissent vers le mois d'avril. Le pommier étant autostérile, la pollinisation ne peut se faire que grâce à un autre pommier planté à proximité. Les pommes arrivent à maturité entre juillet et octobre, selon les variétés. Si vous souhaitez conserver durant plusieurs mois les pommes récoltées, choisissez une variété tardive, donnant des pommes à peau épaisse (celles qui mûrissent en juillet sont trop fragiles pour être conservées correctement).
Variétés
Le choix des variétés à planter doit prendre en compte les périodes de floraison (pour permettre la pollinisation croisée). Les variétés les plus courantes sont les suivantes (productivité, saveur...) :
  • Chanteclerc ;
  • Reine des Reinettes ;
  • Cox Oange Pippin ;
  • Golden Delicious ;
  • Belle de Boskoop ;
  • Delbard Jubilé ;
  • Reinette grise du Canada ;
  • Royal Gala...
Variétés plus rares, anciennes, souvent prisées pour leur saveur :
  • Calville Blanc ;
  • Reinette Clochard ;
  • Blandurette ;
  • Grain d'Or ;
  • Api Rouge ;
  • Patte de loup ;
  • Sucre Vert ;
  • Mouchetée ;
  • Coeur de Boeuf...
On peut aussi choisir des variétés ornementales (pommiers d'ornements, ou pommiers "à fleurs"), appréciées pour leur floraison printanière, et qui ne donneront pas de pommes. Ces variétés décoratives peuvent cependant polliniser des variétés de pommiers "à fruits".
EntretienPour obtenir de gros fruits, le pommier doit être taillé. La fertilisation n'est pas obligatoire, vous pouvez cependant apporter une fumure organique (compost) au pied de l'arbre, à l'automne, après avoir griffé le sol. L'arrosage n'est pas nécessaire chez les arbres âgés de plusieurs années : arrosez seulement les sujets venant d'être plantés, ou les jeunes arbres en période de sécheresse.
Ravageurs et maladiesLe pommier est malheureusement sujet à de nombreux parasites et maladies : pucerons,cochenilles, zeuzères, acariens, carpocapse, tavelure, oïdium, chancre du collet, mosaïque du pommier, moniliose... Les variétés anciennes sont généralement moins fragiles.

27 avr. 2011

Le pêcher

Haut d'environ 4 mètres, le pêcher (Prunus persica var. persica) appartient à la famille des Rosacées. Ses fruits à peau duveteuse, à noyau souvent libre (parfois adhérent, comme chez la pêche Pavie) et à chair jaune ou blanche, font le régal des gourmands en été.

Si vous habitez une région méridionale, vous pouvez tout à fait en planter un au jardin : l'arbre résiste en effet à des températures très basses en hiver (-15°C), mais sa floraison précoce est sensible au gel. Dans les régions où des gelées printanières sont à craindre, vous pouvez toutefois essayer de le cultiver en bac ou en pot, comme fruitier nain. Le jeune pêcher donne des fruits à partir de l'âge de 7 ans environ, et jusqu'à 15 ou 20 ans.

Plantation et multiplicationLa plantation du pêcher se fait à l'automne (hors période de gelées). Certaines variétés, comme la pêche de vigne, peuvent être reproduites fidèlement par semis (semis des noyaux au printemps, après stratification, sous abri chaud à environ 20°C), mais la plupart nécessitent d'être multipliées par greffe (greffe en écusson sur un porte-greffe qui peut être un pêcher, un prunier ou un hybride

Sol
Ordinaire.

Exposition
Soleil.

Floraison et pollinisation
La floraison est précoce, entre la fin de l'hiver et le début du printemps selon les régions. La récolte intervient entre juillet et septembre selon les variétés. Tous les pêchers sont autofertiles.

Variétés
Il existe des centaines de variétés de Prunus persica. Outre Prunus persica var. persica, qui donne des pêches au sens où on l'entend habituellement (fruits à peau duveteuse), citons :
  • Prunus persica forma compressa, le pêcher à pêche plate chinoise ;
  • Prunus persica var. nucipersica, qui donne le brugnon ou la nectarine ;
  • Prunus persica 'Atropurpurea', le pêcher pourpre (arbre ornemental à feuillage pourpre).
Pour Prunus persica var. persica, voici quelques-unes de ses variétés intéressantes :
  • Amsden : pêche blanche, floraison précoce, bonne résistance à la cloque ;
  • Amber®, Crimson® : variétés naines adaptées à la culture en pot ;
  • Sanguine vineuse ou Pêche de vigne : fruits à chair rouge et fondante, saveur délicate, floraison tardive ;
  • Reine des vergers : variété ancienne, fruits à chair blanche, sucrée et juteuse ;
  • Grosse mignonne : variété ancienne à chair blanche, très sucrée et parfumée, résistante aux maladies ;
  • Belle impériale : variété ancienne, fruits à chair blanche, très gros et parfumés...
Entretien
La taille, sans être obligatoire, favorise une bonne fructification : chez le pêcher, il est conseillé de pratiquer une taille en vert. Vous pouvez pratiquer un apport et de compost à l'automne. Arrosez régulièrement en période de sécheresse.

Maladies et parasitesDu côté des maladies, un traitement préventif contre la cloque du pêcher peut être appliqué tous les 15 jours au printemps et en automne. Le pêcher est également sensible à l'oïdium, au chancre, à la tordeuse orientale du pêcher, à certains pucerons, à la petite mineuse du pêcher, au thrips du pêcher, ou encore au phyllobe.

26 avr. 2011

Le poirier

Il est préférable de planter le poirier à l’automne ou au début de l’hiver. Le sol ne doit ni être gelé ni être gorgé d’eau. Cependant, il est possible de le planter au printemps en prenant garde de bien l’arroser pour son premier été. La floraison intervient durant le mois d'avril.



Emplacement du poirier
Choisir un espace ensoleillé à mi-ombragé, à l'abris du vent, dans un sol non calcaire.
Le poirier n’apprécie pas les sols calcaires (jaunissement de ses feuilles et dépérissement). Si la terre est calcaire il est possible de lui apporter un amendement :
  • ameublir le sol,
  • incorporer du compost ou du fumier,
  • placer du paillis (bois, feuillage fraîchement coupé et broyé) à la surface.
  • Préparation du sol (15 - 20 jours avant la plantation)
  • Faire un trou équivalent à au moins deux fois le volume de la motte ou 70 cm de profondeur et de circonférence.
  • Mettre la terre extraite de côté et en soustraire les cailloux et mauvaises herbes.
  • Décompacter la terre se trouvant au fond du trou.
  • Tapisser le fond du trou de 10 cm de graviers, sable.. puis de fumure, de compost ou de fumier.
  • Placer un tuteur.
  • Préparation du plant de poirier (au moment de la plantation)
  • Tailler les branches d’un tiers afin de favoriser l’apparition de nouveaux rameaux.
  • Couper l’extrémité des grosses racines.
  • Tremper les racines dans de la boue argileuse (disponible en jardinerie ou faite « maison »).
Plantation du poirier
  • Placer le plant au centre du trou en prenant garde de mettre le début du tronc au niveau du sol.
  • Remplir le trou en émiettant la terre afin qu’elle passe entre les racines.
  • Tasser régulièrement.
  • Former une cuvette pour faciliter l’arrosage.
  • Attacher délicatement sans trop serrer le plant au tuteur.
  • Arroser abondamment ce qui permet à la terre de bien se tasser et d’éviter ainsi les poches d’air.
Entretien du poirier
Automne :
Enrichir le sol (compost, fumier).

Hiver :
Traiter le tronc et les branches afin d’éliminer les larves et œufs.
Tailler à la fin de l’hiver.

Printemps :
Apporter de l’engrais riche en phosphore et potasse.


Tailler le poirier
Affûter les instruments et les désinfecter.
Il faut savoir qu’une branche ayant déjà donné des fruits n’en produira plus.
La taille doit absolument être en diagonale, nette, précise afin d’abîmer le moins possible les branches et d’éviter l’infiltration de l’eau par les cicatrices.

Taille d’hiver hors période de gel
La taille « trigemme » Cette taille s’effectue sur 3 années.

La première année :
Tailler juste au dessus du 3ème bourgeon (œil) du rameau porté par la branche principale.

La deuxième année :
Un rameau est apparu suite à la taille de l’année précédente, tailler juste au dessus du 1er ou 2ème bourgeon de ce rameau.

Troisième année :
Tailler juste au dessus du 2ème bourgeon du rameau porté par la branche principale.


Taille d’un poirier de plus de 3 ans
Couper :
  • les branches mortes et abîmées,
  • les branches qui s’entrecroisent,
  • les branches poussant vers l’intérieur.
Soustraire les fruits éventuellement encore sur l’arbre.
Tailler les branches en prenant soin de laisser 3 bourgeons (œil)


Récolte de la poire
Selon la variété, la récolte intervient de juillet à octobre.
La poire ne mûrit pas de façon satisfaisante sur l'arbre tout comme la banane et l'avocat, on la cueille donc à peine mûre. Si la poire est cueillie trop tard, sa chair devient sablonneuse, granuleuse. La saison de récolte dépend de la variété de la poire.

Conservation de la poire
Pour conserver la poire il faut un endroit réfrigérés où elle termine de mûrir. L'amidon se transforme alors en sucre et le fruit reste ferme avec une texture lisse, tendre et agréable. En grande surface, la poire a déjà subit plusieurs opérations.

22 avr. 2011

Le kiwi

L'arbre sur lequel pousse les kiwis s'appelle en réalité l'actinidier. Son nom savant est actinidia chinensis, car il pousse à l'état sauvage en Chine, dans la vallée du Yang-Tsé-Kiang.

Il est entré en France au début du XXème siècle, alors même qu'il n'est véritablement présent sur toutes les tables que depuis une dizaine d'années. Il est aujourd'hui largement cultivé, essentiellement dans le Sud-Ouest, le Midi et la Corse.
Caractéristiques
Autofertile, mais dioïque
L'actinidia prend l'allure d'une liane. Il s'agit d'un arbuste grimpant sarmenteux à feuillage caduque. Point essentiel : il est dioïque, ce qui signifie qu'il existe des pieds mâles, portant des fleurs assurant la pollinisation, et des pieds femelles, portant des fleurs différentes et qui produisent les fruits après fécondation.
Parallèlement, et cela peut induire en erreur, la plupart des variétés sont auto-fertiles, ce qui signifie qu'il n'est pas besoin de mélanger les variétés pour obtenir floraison puis fructification. Cela ne signifie pas en revanche (comme cela serait le cas avec un cerisier, par exemple), qu'un seul pied est suffisant pour avoir des fruits ! En outre, une pollinisation croisée favorise tout de même une mise à fruit de qualité.
Distinguer les sexesLa distinction mâle / femelle pourra se faire simplement en regardant les fleurs :
celles des mâles ont de grands pétales blancs, avec au coeur de longues étamines jaunes très poudreuses
celles des femelles ont 20 à 30 styles, entourant des stigmates blancs disposés autour de l'ovaire (donc : étamines + pistil).

A noter également : les pieds mâles sont nettement plus florifères que les pieds femelles.
Importance de la floraison


Pas de fleurs, pas de fruits!La floraison intervient généralement vers mai / juin. La présence d'abeilles est indispensable : la dispersion du pollen par le vent ne suffit pas à assurer une pollinisation convenable.
Un pied mâle peut polliniser 5 à 6 pieds femelle
Comment améliorer la fructification
Il importe de noter que les fruits sont portés par les branches de l'année. Il faut donc assurer une bonne ramification, et un renouvellement des branches pour l'allongement excessif.
Taille d'hiverC'est en février qu'on taille les rameaux fructifères.
On les taille en laissant 3 ou 4 yeux au-dessus de l'emplacement du dernier fruit porté l'an passé. Pour repérer facilement cet emplacement, il convient de laisser lors de la récolte les pédoncules des fruits sur les branches.
Tous les 3 ou 4 ans, il faut également rajeunir les branches fructifères en les rabattant à 2 ou 3 yeux de la base.
Taille d'étéOn pratique également une taille dite "en vert" (en pleine végétation). Elle a pour but de contenir un peu la végétation de cet arbre vigoureux, et d'augmenter le calibre des fruits.
La bonne période est début juillet, lorsque les fruits ont la taille d'une noix. On raccourcit alors les brindilles fruitières en conservant 4 feuilles au-dessus du dernier groupe de fruits.
Supprimez parallèlement les gourmands (ces longs rameaux ne portant pas de fruits). En août, les rameaux s'étant développés suite à la première taille seront à leur tour rabattus en ne leur laissant que 2 feuilles.
  • Résistance au gel
  • Pas de maladie
  • L'actinidia est connu pour n'être attaqué par aucune maladie cryptogamique ni aucun insecte.
Les kiwis sont très rustiques. Ils résistent sans problème à des froids de -15 à -20°C. Cependant, les jeunes bourgeons gèlent à -4°C... Attention donc si nécessaire à les protéger des vents froids par un brise-vent, à moins qu'une haie ne joue ce rôle, ou que les arbres aient été plantés à l'abri d'un mur (ou soient palissés).
Arrosage
Les actinidias apprécient une terre maintenue humide en été : procédez donc régulièrement à des arrosages pour que le sol reste frais.
Désherbage
Le sol doit être maintenu propre au pied des actinidias. Un binage superficiel (attention! les racines sont peu profondes) y pourvoiera. Vous pouvez également réaliser un paillage avec du fumier ou de la paille : vous maintiendrez du même coup l'humidité appréciée.
Chlorose
Le jaunissement du feuillage (chlorose) peut être dû à une carence en fer. Les terres argileuses, compactes et très calcaires favorisent son apparition. Arrosez alors avec une solution à base de chélate de fer.

21 avr. 2011

Le mûrier

Planter des ronces au jardin : l'idée peut sembler saugrenue, car la ronce commune, ou mûrier sauvage (Rubus fruticosus), est la plupart du temps considérée comme une "mauvaise herbe" épineuse, envahissante de surcroît, dont le jardinier a parfois bien du mal à se débarrasser. Seulement, la ronce donne des mûres... Pour profiter de ces petits fruits noirs sucrés et savoureux, plantez des variétés de ronces cultivées : souvent sans épines, très productives, elles sont en outre moins envahissantes que les variétés sauvages.

Ces arbustes à tiges sarmenteuses peuvent atteindre 5 mètres de hauteur s'ils sont palissés. Ils sont très rustiques (jusqu'à -25°C, voire -30°C), peu exigeants, et ne demandent presque aucun entretien, si ce n'est une taille annuelle.
Plantation et multiplicationLa plantation (plants achetés en godets) s'effectue de préférence à l'automne, à partir de fin septembre. On peut cependant planter jusqu'à fin avril. Prévoyez 2 mètres de distance entre deux plants, et installez-les contre une clôture ou un mur sur lequel court du fil de fer, afin de pouvoir palisser les longues tiges souples au fur et à mesure de leur croissance.
La multiplication se fait facilement par marcottage sur les tiges de 2 ans, ou par bouturage.

SolTous, avec une préférence pour les sols frais et riches en humus.
Exposition
Soleil, éventuellement mi-ombre.
Floraison et fructificationLes fleurs, blanches ou roses, apparaissent au printemps. Elles donnent des fruits dont la période de maturité varie entre juillet et septembre, selon les variétés. Seules les tiges de 2 ans fructifient.
Variétés
Les variétés de ronces cultivées pour leurs fruits sont nombreuses. En voici quelques-unes :
  • Darrow : très rustique, épineuse
  • Géante des Jardins : feuillage très découpé et décoratif, sans épines, gros fruits noirs très sucrés ;
  • Jumbo : très gros fruits, variété très productive, sans épines ;
  • Thornless evergreen : feuillage semi-persistant décoratif, sans épines, fruits moyens très parfumés ;
  • Lochness : gros fruits très brillants, variété productive, sans épine.
Les mûroises sont des hybrides de mûre et de framboise : les variétés 'Boysenberry', 'Loganberry', 'Tayberry' donnent de gros fruits noir violet, allongés.
Entretien
L'entretien est minime : l'arrosage n'est pas nécessaire (sauf durant l'année suivant la plantation), et la fertilisation peut se limiter à un apport de compost à l'automne, au pied de l'arbuste. Taillez chaque année, en hiver : coupez au ras du sol les branches ayant déjà donné des fruits, et conservez 5 ou 6 branches de l'année pour la fructification de l'année suivante.
Le mûrier-ronce est peu sujet aux maladies et aux ravageurs. Il peut cependant subir des attaques de botrytis, de ver de la framboise, de pucerons et de phytopte de la ronce.