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A travers le blog Un Art De Vivre, nous avons souhaité partager avec vous quelques trucs et astuces pour faire un jardin naturel, autrement dit "BIO". Plantation, observation, prévention, rotation des cultures...Nous allons vous faire découvrir les gestes durables pour un jardin naturel et responsable.

31 oct. 2010

De la terre à la lune

Jardiner avec la lune va de pair avec le jardinage naturel. Dans les deux cas, le jardinier respecte la terre, en renouvelle les réserves et préserve la biodiversité. Il privilégie aussi les associations bénéfiques entre les légumes ou avec les fleurs afin de lutter le plus naturellement possible contre les maladies et les parasites. Il limite donc les traitements, et ce, même s’ils ne sont pas chimiques. Il devient ainsi un jardinier responsable. En effet, la lune ne résout pas tous les problèmes à elle seule ! Vous profiterez davantage de ses bienfaits si vous rendez votre potager plus réceptif en utilisant des méthodes naturelles. Pour suivre les recommandations du jardinage avec la lune, travaillez votre sol en périodes descendantes : la terre absorbera mieux les fertilisants avant de les restituer aux végétaux qui en tireront parti. Évitez également les bêchages et les labours profonds qui inversent les couches et détruisent des micro-organismes. Ces derniers sont vos alliés ; ils transforment les matières organiques apportées en éléments nutritifs utilisables par les légumes.


Mélanger légumes et fleurs
Cultivez le plus grand nombre possible d’espèces et de variétés de légumes, mais également de fleurs, et mélangez-les en alternant les rangs au lieu de réserver chaque planche à un légume précis. Outre l’aspect esthétique, vous bénéficierez des propriétés qu’ont certains légumes et fleurs d’éloigner ou bien d’attirer les parasites. Ainsi, les œillets d’Inde repoussent les nématodes, les capucines se couvrent de pucerons noirs qui délaissent alors les haricots.
Le poireau et la carotte s’entraident, le premier fait fuir la mouche de la carotte qui elle-même éloigne la teigne du poireau. En cultivant plusieurs espèces d’un même légume, vous variez aussi les utilisations culinaires (tomates pour l’apéritif, à jus, à farcir, à coulis), les couleurs, les saveurs, les formes et étalez les périodes de récolte.


Travailler le terrain superficiellement
La terre n’est pas seulement un support de culture, c’est par elle qu’agit la lune. Aussi, il est très important de la travailler sans inverser les couches et les micro-organismes propres à chacune. Ces petites bêtes ainsi que les vers de terre transforment les matières organiques que vous fournissez en humus et aèrent convenablement le terrain.
Utilisez de préférence des outils biologiques tels que la Grelinette et l’Aérabêche pour ameublir le sol superficiellement sans le retourner. Sachez que ces outils demandent moins d’effort qu’une bêche classique. Pour les surfaces importantes, préférez une motobineuse au motoculteur qui atteint des couches plus profondes.
Les jours lune : tous les travaux de préparation du sol s’effectuent en lune descendante.
Intervenez en jours-racines, période adaptée à la terre, et non par type de légume pour travailler sur de plus grandes surfaces.


Choisir des variétés anciennes
Pour jardiner au naturel et mettre à profit les influences de la lune, il est indispensable de sélectionner des variétés anciennes et locales. Celles-ci présentent de nombreux avantages. Elles se reproduisent fidèlement à condition d’isoler chaque variété ou d’en cultiver plusieurs à des moments différents, et elles sont bien adaptées à votre région.
Les variétés modernes, plus standardisées et parfois stériles, comme de nombreux hybrides F1, sont moins réceptives à la lune. D’autre part, elles demandent des apports d’engrais chimiques pour donner le meilleur d’elles-mêmes, contrairement aux variétés anciennes qui se contentent d’une fumure naturelle à base de matières organiques (compost ou fumier).


Nettoyer le sol sans chimie
Vous n’avez pas pu désherber une planche de culture qui est envahie par les mauvaises herbes ? Rattrapez-vous en posant une bâche en plastique noire dessus. Privées de lumière, les plantes adventices vont mourir en deux ou trois mois seulement. Il ne vous restera plus qu’à ameublir la terre.
Les jours lune : opérez en lune descendante, en jours-racines, feuilles, fleurs ou fruits, en fonction du légume que vous voulez installer ensuite. Si vous hésitez, préférez un jour-racines.


Affiner la terre selon les légumes
Après avoir ameubli votre terrain, il présente des mottes plus ou moins grosses. Il faut le travailler à nouveau, l’affiner, pour qu’il puisse accueillir des graines ou des jeunes plants. On prépare alors un lit de semences favorable à une bonne germination. Opérez lorsque le sol est assez ressuyé en surface, mais pas trop sec ; les mottes ne se casseront pas s’il a séché. Vous veillerez à ne pas le tasser en le piétinant. Commencez par les endroits qui vont accueillir les premiers légumes. Avec un croc ou une houe, cassez les mottes, terminez avec un râteau qui vous permet aussi de niveler la surface et de ramasser les plus gros cailloux. Arrachez quelques mauvaises herbes qui ont germé depuis l’ameublissement du sol si vous n’êtes pas intervenu rapidement après.


Nourrir le sol avec des engrais organiques et engrais verts
Seuls les engrais organiques sont compatibles avec un jardinage qui tient compte de la lune. En effet, ils enrichissent d’abord le terrain ; les plantes puiseront ensuite les éléments nutritifs par leurs racines. Les végétaux profitent en même temps des bienfaits de la lune qui agit surtout sur le sol. Ce n’est pas une raison pour forcer sur la quantité apportée, vous favoriseriez le développement des feuilles au détriment des fleurs et des fruits. N’utilisez pas d’engrais coup de fouet qui stimulent trop rapidement la croissance. Ils fragilisent les plantes face aux parasites et aux maladies et sont facilement lessivables. En outre, ils se retrouvent, à moyen terme, dans les nappes phréatiques. Fabriquez votre compost à l’aide des coupes broyées de rameaux, des feuilles mortes, des épluchures de légumes et des tontes du gazon. C’est le meilleur moyen de recycler les déchets et d’en tirer bénéfice.
Engrais verts, le bon réflexe !
Utilisez les engrais verts dès qu’un emplacement est disponible : avant une culture tardive, entre deux légumes qui ne se succèdent pas tout de suite ou en même temps qu’un légume qui n’occupe pas tout le terrain en début de cycle.
Ces plantes sont capables d’absorber des engrais situés en profondeur et, une fois enfouies, de les rendre assimilables aux végétaux. Elles évitent la croissance des adventices et le tassement d’un sol nu. Après fauchage et enfouissement, elles apportent des matières organiques pour renouveler la fertilité de la terre. Sélectionnez-les en fonction de votre terrain, de la période de semis et du temps qu’elles peuvent rester en place.


Entretenir les légumes jusqu’à la récolte
Durant toute la période de culture, le binage et la taille des plantes potagères est indispensable pour obtenir de beaux légumes. Le binage s’effectue à l’aide d’une binette pour ameublir le sol et l’aérer entre les rangs. Éliminez les mauvaises herbes par temps sec : coupées, elles se dessèchent sur le sol. Binez en reculant afin de ne pas tasser la terre. Le binage réduit l’évaporation et facilite la pénétration de l’air et de l’eau dans le sol. La taille et la lutte contre les maladies et parasites s’effectuent, suivant le calendrier lunaire, les jours favorables aux légumes concernés. Dans tous les cas, l’entretien du potager a lieu en lune descendante.

30 oct. 2010

Jardiner au naturel

Respectueux de l’environnement, le jardinier “bio” doit lutter malgré tout contre parasites et maladies ! Des méthodes naturelles et efficaces existent pour cela.

La nature donne à chaque plante les capacités de se défendre contre les parasites et les maladies. Apprenons à soutenir cette belle vigueur par des soins appropriés.

Un terrain accueillant
Les plantes s’installent d’autant mieux au jardin que la terre est souple, permettant aux racines de se développer sans contrainte et en profondeur. Ameublissez les sols compacts sur 25 à 30 cm environ dans les massifs et au potager et ouvrez de grands trous de plantation pour les arbres et les arbustes. Ainsi travaillé, un sol même médiocre est bien accepté.

Un régime local
Assoiffé et affaibli, un végétal devient une proie facile qui perd ses capacités à se défendre. Choisissez absolument des espèces adaptées au climat de votre région, aux températures extrêmes (pas seulement moyennes) et au régime des pluies, au moins au jardin d’ornement. Vite autonomes, elles resteront tout naturellement en bonne santé.

Une recherche d’équilibre
Pour cela, évitez de perturber l’environnement par des traitements systématiques et chimiques qui détruisent plus d’insectes utiles que de nuisibles. Inutile de s’affoler au moindre puceron ou à la première tache sur un fruit. Pour les combattre, vous pouvez compter sur les auxiliaires- insectes et oiseaux- en leur offrant gîte et nourriture.

Au potager
Cultures associées, macérations, insecticides bio, pièges et voiles anti insectes sont autant de solutions naturelles pour écarter les ravageurs sans nuire à l’environnement.

Un équipement d’arrosage adapté, des extraits de prêles, ou des pulvérisations à base de cuivre ou de soufre permettent de prévenir des maladies telles que la rouille, l’oïdium, ou le mildiou.

Contre les mauvaises herbes, binage, paillage et désherbage thermique associés à un travail du sol méticuleux donnent de bons résultats.

Au verger
Piège à phéromone, ruban effaroucheur ou collier anti fourmi, mettent vos fruits à l’abri des oiseaux, insectes et autres ravageurs.

Des traitements bio pulvérisés en automne et une prévention sur l’écorce limitent les risques de maladies comme la cloque du pêcher.

Au verger aussi, le paillage est une méthode efficacité contre les mauvaises herbes.

Au jardin
Insectes auxiliaires, savon noir insecticide, piège chromatique sont autant de solutions respectueuses de l’environnement contre les pucerons, aleurodes et autres ravageurs.

Des plantations aérées, une fertilisation adaptée et des produits Bio adaptés éloignent les maladies.

Pour lutter contre les mauvaises herbes, rien de tel qu’un bon paillis ou des plantes naturellement désherbantes.

29 oct. 2010

Les bons gestes pour un jardin naturel

Plantation, observation, prévention, rotation des cultures... les gestes durables pour un jardin naturel et responsable. 

Jardiner, ce n’est pas seulement cultiver de belles fleurs et de bons légumes.
C’est aussi préserver l’équilibre naturel d’un petit bout de nature, avec sa ribambelle d’insectes et de petits animaux, et même ses mauvaises herbes...
Il est temps de changer nos habitudes et d’adopter les gestes du jardinage bio.

Planter au bon moment
Semer et planter au bon moment permet de placer les végétaux dans les conditions météorologiques les plus favorables à leur développement. Les plantes reprennent sans difficulté, elles sont solides et par conséquent demandent moins de soins. Aussi, s’il faut attendre que la végétation soit au repos en hiver pour planter arbres et arbustes, il faut en revanche résister à la tentation d’acheter des plantes – en particulier les géraniums – trop tôt au printemps dans les jardineries et autres magasins spécialisés. Mieux vaut attendre la remontée des températures (entre la fin mars et la mi-mai selon les régions) pour installer les plants de légumes, les bulbes d’été et autres fleurs saisonnières. Plantés plus tôt, ils végètent à cause du froid et peuvent succomber à une gelée tardive. Mais il ne faut pas non plus planter trop tard, car leur système radiculaire peu développé rend les jeunes plants particulièrement sensibles à la sécheresse.

Observer son environnement végétal
Quand une plante pousse là où elle est bien, elle se développe de façon optimale, sans souci particulier. Vigoureuse, elle est peu sujette aux maladies et souvent épargnée par les ravageurs, qui s’attaquent surtout aux sujets affaiblis. Et moins de maladies, c’est moins de traitements. Avant tout achat, observez la flore sauvage et les jardins du voisinage pour repérer les espèces et variétés qui s’y plaisent le mieux. Consultez les pépiniéristes locaux et sélectionnez avec eux des espèces adaptées au sol de votre jardin, car essayer de le modifier ou maintenir sous perfusion des plantes qui le supportent mal sont des opérations coûteuses en argent et en temps, peu écologiques et au résultat incertain. Pour connaître la nature de votre sol, faites analyser la terre, ce service est proposé dans certaines jardineries.

Nourrir la terre plutôt que la plante
Pour que les plantes soient en bonne santé, il est indispensable qu’elles soient correctement nourries. Si la photosynthèse leur permet d’élaborer du glucose à partir de l’air, c’est dans le sol qu’elles puisent leur complément de nourriture. Une bonne terre de jardin capable de nourrir les plantes qu’elle porte doit être souple et aérée, riche en humus, cette matière noirâtre qui retient l’eau et les éléments nutritifs et les met progressivement à la disposition des végétaux.
Cette terre de qualité peut être obtenue en quelques années, grâce à une arme de choc : le compost !
Un apport de compost à l’automne suffit à couvrir les besoins nutritifs de la plupart des végétaux d’ornement ou légumes et rend donc inutile tout apport supplémentaire d’engrais.
Il est certes possible d’alimenter les végétaux avec des engrais, directement absorbés par leurs racines. Mais leur dosage est délicat, et un excédent peut créer un déséquilibre chez la plante, qui croît exagérément et trop vite et devient plus vulnérable. De plus, les excédents d’engrais sont lessivés par les eaux de ruissellement et vont s’accumuler dans les nappes phréatiques, causant des pollutions (nitrates). Enfin, le manque d’apport de matière organique appauvrit la vie souterraine et peut conduire dans les cas extrêmes à la stérilité des sols.

Pratiquer la rotation des cultures
Cette organisation consiste à utiliser au mieux les réserves nutritives du sol, sans provoquer de carences, en faisant se succéder sur une parcelle des légumes aux besoins différents. En effet, si l’on cultive la même famille de légumes au même endroit plusieurs années de suite, d’une part, les éléments nutritifs vont s’épuiser, et d’autre part, les parasites et maladies spécifiques de ces plantes vont s’installer et proliférer.
Les plantes potagères peuvent être classées en quatre catégories : les légumes-graines (haricots, pois), les légumes-racines (carottes, betteraves), les légumes-feuilles (choux, salades) et les légumes-fruits (tomates, courgettes). L’organisation la plus simple consiste à diviser le potager en quatre parties.

Légumes graines, légumes feuilles, légumes racines, légumes fruits : la rotation d’une parcelle sur 4 ans
- 1re année : légumes-graines enrichissent le sol en azote
- 2e année : légumes-feuilles utilisent l’azote des précédents
- 3e année : légumes-racines puisent les réserves en profondeur
- 4e année légumes-fruits apport de compost en début de culture pour renouveler la matière organique.

Favoriser la diversité au jardin
Cultiver un grand nombre de plantes dans son jardin, c’est la meilleure solution pour éviter les attaques massives de parasites. En multipliant les espèces végétales, vous multipliez le nombre d’insectes et autres animaux qu’elles attirent, dont certains vont nourrir les autres.
Ainsi, si vous créez plusieurs milieux différents comme une haie champêtre, un point d’eau, une prairie naturelle au fond du jardin, tondue une seule fois par an, chacun accueillera son lot d’oiseaux, insectes et autres animaux auxiliaires du jardinier. Tout ce monde parallèle va contribuer à l’équilibre du jardin et permettre de maintenir les populations d’insectes parasites dans des proportions raisonnables.
En effet, il n’est plus question de les éradiquer, ni de traiter au moindre puceron ou à la moindre feuille tachée, mais de les tolérer tant qu’ils ne compromettent pas toute une culture. Car les insecticides, même naturels, sont loin d’être anodins : ils détruisent aussi bien les insectes parasites que les auxiliaires (dont les abeilles) et la faune du sol, et peuvent même être toxiques pour l’utilisateur. Longtemps autorisée en agriculture biologique, la roténone, par exemple, un insecticide végétal, va être définitivement retirée de la vente parce qu’elle peut déclencher à la longue la maladie de Parkinson.

Privilégier la prévention
Bien des proliférations de parasites ou de maladies peuvent être évitées par quelques mesures préventives. Placez un collier englué sur les arbres fruitiers pour empêcher les insectes rampants et les fourmis éleveuses de pucerons de monter jusqu’aux jeunes pousses et aux fleurs. Pulvérisez et arrosez régulièrement avec des préparations végétales (purin d’ortie ou de prêle) pour renforcer la résistance des plantes aux maladies. Badigeonnez les troncs avec de l’argile pour éviter l’installation des insectes sous l’écorce. Tendez des voiles fins au-dessus des cultures sensibles à la mouche pendant les périodes de vol pour empêcher la ponte sur les feuilles. Pour limiter les contagions, observez régulièrement le jardin en repérant et en éliminant au fur et à mesure les parties malades ou trop parasités. Brûlez-les pour éviter une contamination ultérieure. Pendant les opérations de bouturage et de taille, pensez à désinfecter les outils de coupe à l’alcool à brûler en passant d’une plante à l’autre. Ne coupez jamais de grosses branches qui cicatrisent difficilement, leur blessure offrant un accès facile aux parasites et aux maladies. Évitez enfin de blesser les racines.

Traiter naturellement
La diversité des plantes et des milieux recréés au jardin n’empêche pas toujours les ravageurs et maladies de proliférer. Il faut alors se résoudre à traiter. Il existe pour cela des produits naturels : préparations à base de plantes, savon noir, huile de paraffine, insecticides végétaux à base de pyrèthre (avec des pyréthrines naturelles, celles de synthèse seraient toxiques pour l’homme). Enfin, la lutte biologique peut résoudre certains problèmes : elle consiste à introduire sur une culture un animal capable d’en parasiter ou dévorer d’autres, comme Heterorhabditis, un nématode qui dévore les larves d’otiorhynques, très efficace sur les plantes en pot. Mais cette technique reste assez délicate et onéreuse, du fait de la manipulation d’organismes vivants qu’elle implique. Dans tous les cas, pour ne pas multiplier des traitements inutiles, il est nécessaire de commencer par bien diagnostiquer le problème qui se présente. Il est aussi conseillé de connaître les insectes auxiliaires, cette fois pour les préserver, car les confusions sont possibles. Une larve de coccinelle, particulièrement inesthétique, évoque pour beaucoup un insecte indésirable, et pourtant, c’est une grande dévoreuse de pucerons !

Pratiquer la taille douce
Si certains végétaux, comme les arbres fruitiers palissés et les arbustes à fleurs, ont besoin d’être taillés pour développer tout leur potentiel, il ne faut pas oublier qu’une taille signifie toujours la mutilation de tissus végétaux et une porte ouverte à divers parasites et maladies qui peuvent affaiblir considérablement les plantes. Pour limiter ces agressions, pratiquez la taille douce, limitée au strict minimum et la moins traumatisante possible. Sur les espèces fruitières de plein vent, elle consiste à aérer et rajeunir la couronne tous les 3 à 5 ans en s’inspirant de l’autoélagage observé sur les arbres laissés à l’état sauvage. Ne supprimez que des branches de petite section, faites une coupe nette et pas trop près ni trop loin du tronc, pour que le bourrelet cicatriciel se développe bien et protège rapidement la plaie. Au jardin d’ornement, désépaississez les arbustes et supprimez les ramifications qui s’enchevêtrent. Seules les espèces fleurissant sur le bois de l’année ou à la ramure décorative demandent des tailles plus sévères.

Economiser l’eau
Pour ne pas gaspiller cette ressource sans toutefois voir votre jardin dépérir, vous devez commencer par réduire au maximum la culture des assoiffés perpétuels comme les pétunias, les bégonias, les impatiens, les hostas… Remplacez-les par des espèces locales ou, éventuellement, par des plantes de climat méditerranéen, à petites feuilles coriaces grises ou duveteuses, naturellement sobres. Méfiez-vous en revanche des espèces exotiques tropicales, venant de climats chauds et humides et très gourmandes en eau. Enfin, achetez plutôt des jeunes sujets, qui s’adapteront progressivement au régime des précipitations local, et ne les serrez pas trop à la plantation pour que chacun bénéficie au maximum de l’eau apportée par les pluies. Avec des espèces bien choisies, vos massifs de fleurs vivaces et vos haies ne demanderont aucun arrosage, excepté l’été suivant la plantation. Pour une haie déjà bien installée, les arrosages réguliers sont même un inconvénient : ils provoquent une croissance accélérée et vous obligent à tailler plus souvent. La récupération de l’eau de pluie et le paillage entre les cultures complètent le dispositif. Il vaut mieux faire des arrosages espacés, mais copieux, que de petits arrosages quotidiens. Cela permet au sol de sécher entre deux apports d’eau, ce qui est indispensable pour une bonne oxygénation des racines, et constitue une réserve d’eau en profondeur dans laquelle les plantes vont puiser au fur et à mesure de leurs besoins. Enfin, n’arrosez jamais au plus chaud de la journée, car une grande partie de l’eau apportée est immédiatement évaporée.

Conserver un coin sauvage
Il contribuera quelque peu à la survie des animaux sauvages, dont certaines espèces sont aujourd’hui menacées. Un vieux mur avec ses trous, une trogne (ou arbre têtard) laissée en place, une mare épargnée, une rocaille entretenue sont autant de milieux naturels attirants. Ils accueillent des espèces cavernicoles, rampantes ou aquatiques qui participent à l’équilibre général de notre environnement. Parmi les nombreux oiseaux, le traquet motteux, le troglodyte mignon, la bergeronnette et bien d’autres recherchent des coins sûrs pour leurs futures couvées. Un point d’eau dégagé, hors de portée d’un prédateur, encouragera leur venue. Au pied du vieux mur, quelques graminées, des orties, des pois de senteur seront appréciés des chenilles, et les orties vous fourniront le précieux purin.

Eviter les emballages
S’ils protègent les produits des chocs et servent de support d’information, précieux pour connaître les besoins des plantes achetées, ils ont tout de même tendance à se multiplier avec le fractionnement des conditionnements, et ne sont que rarement recyclables. Quelques gestes simples permettent de les réduire. Le premier consiste à aller faire ses achats avec cabas et caissettes, qui serviront à caler les plantes dans la voiture et à les transporter facilement jusqu’au jardin. Pour éviter les emballages superflus tout en faisant des économies, mieux vaut partager avec ses amis jardiniers de grands sachets de graines plutôt que d’acheter de très petites quantités individuelles. Il est aussi préférable d’acheter les bulbes en vrac plutôt qu’en sachet, ce qui permet en outre de bien les choisir et d’éviter ceux qui sont abîmés ou pourris. Les maraîchers proposent parfois sur les marchés des fleurs et des légumes en botte, à préférer aux plantes en godet des magasins. Enfin, mieux vaut choisir des arbres et arbustes à racines nues plutôt qu’en conteneur, il suffit d’y penser au bon moment.

Choisir des produits durables
Qu’il s’agisse du matériel de jardinage ou des meubles de jardin, mieux vaut sélectionner des produits durables, c’est-à-dire qui n’épuisent pas les matières premières, qui sont les moins gourmands possible en énergie, et facilement recyclables. Privilégiez par exemple le bois issu d’essences locales pour le revêtement de la terrasse, l’abri de jardin ou les manches des outils à main. Évitez les bois exotiques, dont le transport est coûteux en énergie, et pour lesquels il est bien difficile d’obtenir des garanties fiables. Il est aussi préférable d’acheter des outils de coupe ou un arrosoir en métal, plutôt qu’en plastique, dérivé du pétrole difficilement recyclable. Outils et meubles doivent être solides et de bonne qualité pour éviter un renouvellement trop fréquent. Le coût supplémentaire à l’achat sera largement compensé par la durée d’usage plus longue, surtout si vous entretenez correctement ce matériel : nettoyage soigneux, stockage dans de bonnes conditions…

Privilégier le matériel économe
Tailler, élaguer, ameublir le sol, tondre… Voici des travaux de jardinage qui peuvent justifier l’utilisation de matériel à moteur, même si la solution la plus respectueuse de l’environnement reste évidemment l’huile de coude ! Mieux vaut en tout cas ne pas abuser des modèles thermiques, consommateurs d’énergie non renouvelable et qui rejettent du CO2 dans l’atmosphère. Préférez-leur des modèles électriques, un peu moins polluants (même si le recyclage des batteries pose toujours problème). Ils sont moins puissants, mais tout à fait suffisants pour une pelouse ou une haie de taille moyenne. Si vous avez abandonné les grandes haies de thuya ou de troène taillées au cordeau, vous pourrez sans difficulté vous contenter du coupe-branche manuel. L’aménagement du jardin offre d’autres pistes pour économiser l’énergie, comme par exemple opter pour des luminaires qui fonctionnent à l’énergie solaire et du matériel de semis recyclé.

Multiplier les plantes
Pour renouveler chaque année les fleurs et légumes du jardin à moindre coût, récoltez vos propres graines, bouturez ou divisez vos vivaces. La quantité de graines et de plants sera bien plus importante que ce dont vous avez besoin. Plutôt que de les perdre, faites-en profiter les jardiniers du voisinage. Ces distributions seront l’occasion d’échanger aussi conseils et astuces de jardinage. C’est un bon moyen de transmettre des savoir-faire, d’éduquer les plus jeunes ou les jardiniers novices, le tout dans la joie et la bonne humeur.

Planter un arbre 
La tendance est aujourd’hui au résultat immédiat, avec la plantation de grands sujets très coûteux, à la reprise aléatoire et particulièrement gourmands en eau, sans parler du transport jusqu’au lieu de vente… S’inscrire dans une perspective de développement durable, c’est faire exactement le contraire ! Installer au jardin un jeune arbre, prendre le temps de le regarder pousser et changer au fil des années, et le destiner aux générations futures qui en profiteront pleinement 15, 20, voire 80 ans plus tard. Quoi de plus gratifiant que de faire ce cadeau précieux aux futurs occupants de son jardin ? Pour être sûr que le cadeau soit réussi, choisissez une essence indigène ou une espèce bien adaptée au climat et au sol de votre jardin, et proportionnée à sa taille…

Les bons outils pour jardiner avec la lune

Le sol reçoit les flux lunaires avant de les transmettre aux plantes. Travaillez-le aux périodes propices afin qu’il profite au mieux des influences de l’astre.

Pour que vos légumes bénéficient le plus possible des influences lunaires, respectez notamment les bonnes périodes dès la préparation du sol de votre potager. La terre étant le support des racines qui alimentent les plantes en eau et en éléments minéraux, elle se travaille en période de lune descendante. En fin d’hiver, lorsque la surface est nue, le plus simple est d’intervenir en jours-racines pour les plus gros travaux. Ensuite, pour émietter le sol avant de semer ou de planter, respectez les constellations propres à chaque catégorie de légumes : racines, feuilles, fleurs ou graines et fruits.

En jardinage lunaire, le bêchage n’est pas apprécié, car il bouleverse la vie microbienne du sol en inversant les couches de terre. Celle de surface se retrouve en profondeur et inversement. Par conséquent, utilisez des outils plus adaptés qui assouplissent et aèrent la terre en douceur.
En jardinier lunaire averti, vous avez dû semer à l’automne un engrais vert (céréales, moutarde, navette) pour couvrir et enrichir le sol. Si la végétation n’est pas détruite, fauchez-la et incorporez-la superficiellement. Pour les légumes gourmands, apportez en plus des engrais naturels. N’en épandez pas du tout pour l’ail, l’oignon et l’échalote. Enfin, bannissez les engrais “coup de fouet”, qui sont très riches en azote.

Les bons outils

- La Grelinette à 5 dents
Les dents en acier forgé de la Grelinette à 5 dents, appelée aussi Biogriffe, sont reliées par deux longs manches en bois. Il suffit d’enfoncer l’outil avec le pied, puis de tirer les manches en arrière pour ameublir la terre.
Son usage : ameublir de grandes surfaces nues ou les sols légers.
Largeur de travail : autour de 45 cm.

- La Grelinette à à 4 dents
La présentation est la même que pour la Grelinette à 5 dents, mais l’outil est un peu plus léger.
Son usage : ameublir des surfaces moyennes, dans un sol ni trop léger, ni trop lourd.
Largeur de travail : autour de 35 cm.

- La Grelinette à à 3 dents
Seul le nombre de dents change. La manipulation est plus aisée, notamment en sol consistant, mais il faut enfoncer l’outil plus souvent.
Son usage : ameublir les sols lourds, travailler entre les rangs au potager ou dans les massifs.
Largeur de travail : autour de 25 cm.

- La Bio-Fourche
Le principe est proche de celui de la Grelinette à 5 dents, mais les deux manches se situent au centre de l’outil.
Son usage : préparer des surfaces nues, sans retourner la terre.
Largeur de travail : entre 45 et 50 cm.

- L’Aérabêche
Elle ressemble à la Grelinette, mais 2 des 5 dents sont plus courtes. Les manches en acier galvanisé sont renforcés par une barre transversale.
Son usage : ameublir un sol nu entre 20 et 25 cm de profondeur.
Largeur de travail : autour de 55 cm.

- La bêche à dents
Elle peut aussi servir pour ameublir un sol, sans le retourner, en enfonçant les dents de moitié et en faisant levier avec le manche pour ressortir l’outil.
Son usage : préparer un sol nu ou l’assouplir entre des cultures.
Largeur de travail : autour de 20 cm.

28 oct. 2010

Votre météo

Méfiez vous de la lune rousse 
Cette lune correspond à la période qui démarre avec la nouvelle lune d'avril et se termine avec la nouvelle lune de mai. Les gelées sont très fréquentes à cette époque de l'année. Le ciel est souvent très dégagé la nuit, ce qui entraîne des températures très basses au niveau du sol, avec l'apparition de gelées, fatales aux jeunes pousses. La lune n'y est donc pour rien dans ce phénomène météorologique… Mais le jardinier prudent sait qu'il faut attendre encore un peu avant de planter les végétaux les plus sensibles au froid comme les tomates, les poivrons, les aubergines, les géraniums et autres plantes à massifs frileuses, à floraison estivale. En général, on conseille d'attendre la mi mai, après les derniers saints de glace (Saint Mamert, Pancrace et Servais, les 11, 12 et 13).

La lune dans un halo 
Observez l'astre lunaire, le jour ou la nuit (c'est plus facile à ce moment là). S'il est entouré d'un voile et vous apparaît flou, c'est un signe annonciateur d'un temps pluvieux. Mais vous ne pourrez pas savoir la force des précipitations. Grosses pluies ou petite bruine, il faut consulter les prévisions météorologiques régionales pour avoir plus de précisions.

Observez le ciel au moment de la pleine ou nouvelle lune 
S'il fait beau les cinq jours suivant la pleine ou la nouvelle lune, et aussi le sixième jour, le beau temps est assuré jusqu'au prochain changement de lune. Si le temps change, redoutez une période de temps instable pendant toute la lunaison. 
S'il fait beau les quatre jours suivant la pleine ou nouvelle lune, et si le temps est mauvais pendant les deux jours qui suivent, le temps devrait être mauvais pendant toute la lunaison. 
S'il fait mauvais temps pendant les six premiers jours de la lune, vous aurez du mauvais temps pendant toute la lunaison. Par contre, si le beau temps apparaît le sixième jour, le temps deviendra instable jusqu'au prochain changement de lune. 
S'il fait mauvais temps pendant les quatre jours qui suivent la pleine ou nouvelle lune, et si pendant les deux jours suivants il se met à faire beau, le beau temps devrait continuer jusqu'à la prochaine lunaison.

La tradition populaire 
Nés de l'observation des animaux, des plantes, des nuages, du vent et du ciel, les dictons concernant les prévisions météorologiques sont nombreux. Mais on peut douter de leur véracité, la plupart n'étant pas vérifiés scientifiquement. 
Voici quelques exemples, qui donnent des prévisions à plus ou moins long terme :
"Chute des feuilles tardive, Froidure sera vive" 
"Si l'herbe en janvier déjà pousse, Le reste de l'an ne sera que mousse". 
"Année de givre, Année de fruits". 
"Quand siffle le merle, L'hiver est fini". 
"Une pie au printemps, Annonce le mauvais temps". 
"Automne en fleurs, Hiver plein de rigueur" 
"Oignon bien habillé, Verra fortes gelées".

Le vent dominant 
Dans de nombreuses régions de France, la messe du dimanche des Rameaux est importante pour la prévision du temps à venir. En effet, le vent qui souffle à ce moment là sera le vent dominant du reste de l'année. Mais il existe des petites variantes d'une région à l'autre. Pour certains, c'est le vent qui souffle au moment de l'Elévation qui doit être pris en compte. Ailleurs, c'est le vent qui souffle pendant toute la messe ou lorsque le prêtre sort de l'église avec le buis béni. Pensez tous à noter dans vos agendas la direction du vent ce jour là… Et comparez avec les autres jours de l'année ou au moins pendant les trois mois qui suivent cette date.

La petite année 
La période entre le jour de Noël (le 25 décembre) et celui de l'Epiphanie (le 6 janvier) donne lieu à des prévisions météorologiques pour chaque mois de l'année à venir. Chaque jour correspond à un mois de l'année. Il suffit donc de noter le temps jour après jour pendant douze jours et vous aurez le temps des douze mois de l'année. Selon les régions, les observations commencent le jour de Noël pour s'achever douze jours plus tard ou se terminent le jour de l'Epiphanie et commencent donc douze jours plus tôt. A vos agendas

L'été de Saint Martin

Touchée par des vents du sud-ouest, la France bénéficie souvent d'un redoux aux alentours de la Saint Martin. On parle à cette occasion de l'été de la Saint-Martin. De l'autre côté de l'Atlantique, des phénomènes météorologiques différents occasionnent aussi un bref redoux à l'automne. C'est l'été indien.

Les Saints de glace

Les pousses printanières, les jeunes plants et les nouveaux semis sont particulièrement menacés avant les derniers “saints de glace”, c’est-à-dire les 11, 12 et 13 mai. Ces dates correspondent dans la plupart des régions aux dernières gelées printanières et les saints célébrés ces jours-là (Mamert, Pancrace, Servais) sont surnommés saints de glace. Durant les jours qui précèdent, protégez jeunes plants et semis, et reportez également à la fin de cette période glaciale les plantations des végétaux frileux.

Les cavaliers du froid

De la fin avril à la mi-mai, alors que les températures sont devenues printanières, on assiste durant quelques jours à un retour du froid dû à l’arrivée d’air polaire. Cette période débute le 23 avril, jour de la Saint-Georges et dure jusqu’au 6 mai. Les saints célébrés ces jours-là (Marc, Eutrope, Vital…) sont appelés saints cavaliers, saints chevaliers ou, d’après Rabelais, “Gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons”.

Les constellations

En regroupant les étoiles observées dans le ciel, les Anciens ont créé les constellations du Zodiaque, au nombre de douze. Celles-ci exercent des forces cosmiques sur toutes les planètes, dont la Terre et tous les êtres vivants qui la peuplent. La lune, lorsqu'elle passe devant l'une d'entre elles, reçoit ces forces et les transmet à la Terre en les ajoutant aux siennes. D'où une action particulière sur les végétaux selon sa position devant telle ou telle constellation.

L'influence sur les plantes
Les constellations du Taureau, de la Vierge et du Capricorne sont en accord avec l'élément Terre. 
Quand l'astre lunaire passe devant l'une d'entre elles, ce sont les légumes racines et les écorces qui reçoivent des rayons cosmiques bénéfiques
Quand la lune passe devant les constellations du Cancer, du Scorpion et des Poissons qui ont des affinités avec l'élément eau, elle exerce une influence sur les tiges et les feuilles des végétaux. 
Les constellations des Gémeaux, de la Balance et du Verseau ont des affinités avec l'élément Air. De ce fait, quand la lune passe devant l'une de ces constellations, elle influence les fleurs. 
Les fruits et les graines sont influencés positivement par la lune quand cette dernière passe devant les constellations du Bélier, du Lion et du Sagittaire, en affinité avec l'élément feu.

La lune rousse

Depuis la nuit des temps, cette lunaison, qui n’a pourtant rien de particulier, est redoutée par les jardiniers. Explications.
Rappelons-le : la lune rousse n’est pas rousse ! Cette dénomination désigne en fait une période – et non pas un aspect de l’astre –, qui correspond à la lunaison qui suit la date de Pâques, c’est-à-dire en avril, et se termine à la fin du même mois, ou en mai. Son appellation provient de l’aspect pris par les jeunes pousses des végétaux qui, à cette période de l’année, sont souvent brûlées par une gelée dévastatrice au cours de la nuit ou au lever du soleil. Les feuilles et les tiges présentent alors un aspect roussi.
La lumière que nous renvoie la lune n’est pour rien dans ce phénomène saisonnier, remarqué par plusieurs générations de jardiniers et d’agriculteurs.
Au début du printemps, le ciel se dégage souvent la nuit, rendant la lune visible – d’où les croyances sur les effets de sa lumière. La chaleur emmagasinée par le sol dans la journée rayonne et se diffuse alors très rapidement dans cette atmosphère dégagée, faisant chuter brusquement les températures. Tendres et gorgées de sève, les jeunes pousses sont beaucoup trop fragiles. Même si elles ne gèlent pas toujours, elles subissent un choc thermique important car la différence de température entre le jour et la nuit peut dépasser les 10 °C.

Soyez vigilant ! Plus l’hiver qui précède la lune rousse a été long et froid, plus la terre tarde à se réchauffer au printemps.

Les gelées printanières sont plus fortes et les dégâts dans le jardin s’en trouvent accentués, sauf si vous prenez vos précautions. Tout au long de cette lunaison, dès que la nuit s’annonce claire avec un ciel bien dégagé, les risques de gel deviennent plus importants. Ils le sont encore plus quand un vent léger souffle, car ce dernier amplifie l’intensité du froid nocturne. Dans les régions où il gèle, la prudence conseille de ne pas installer les plantes frileuses (géraniums, pétunias, impatiens, tomates, poivrons, pommes de terre, etc.) tant que cette lunaison n’est pas terminée. Si la douceur de la météo vous a quand même incité à tout semer et planter, posez alors un voile de forçage, une cloche ou un tunnel en plastique sur les plantes gélives afin de les protéger pendant la nuit.

Lune croissante et décroissante

Jour après jour, le disque lunaire semble se modifier dans le ciel. Explication du phénomène et de ses effets sur les plantes du jardin.

Chaque jour, l'apparence de la lune dans le ciel se modifie.
L'astre lunaire est rond et plein le jour de la pleine lune, quand la lune est entre le Soleil et la Terre. Puis, pendant les jours qui suivent (plus exactement pendant 14 jours et 18 h 22 mn), le disque blanc se rétrécit peu à peu, décroît et forme un croissant, appelé dernier quartier. Il finit par complètement disparaître le jour de la nouvelle lune. La lune est dite décroissante pendant toute la période allant de la nouvelle lune à la pleine lune. Elle est souvent qualifiée de vieille.
La lune apparaît de nouveau, sous la forme d'un croissant, appelé premier quartier. Celui-ci croît chaque jour jusqu'à la pleine lune. Pendant cette période qui dure exactement 14 jours 18h et 22 mn, la lune est dite croissante. On parle aussi de jeune lune.

Lune croissante 
En augmentant le flux des liquides dans les végétaux, et notamment la circulation des éléments nutritifs, la lune croissante permet d'obtenir des rendements plus élevés. La vitalité des plantes est augmentée. Mais leur sensibilité aux maladies est aussi plus importante. Effectuez toutes les opérations qui les affaiblissent (comme la taille ou l’arrachage) pendant cette période. Les fleurs cueillies pour confectionner des bouquets tiennent plus longtemps en vase, les légumes et les fruits récoltés se conservent mieux et sur une durée plus longue.

Lune décroissante
Les plantes à parfum, les plantes condimentaires et aromatiques ont une senteur plus forte. Les fruits et les légumes sont plus savoureux. Les plantes médicinales ont des propriétés plus affirmées. Toutes les couleurs des plantes s'accentuent.
La vitalité des plantes diminue. Malgré une moindre sensibilité aux maladies, les rendements des plantes sont moins élevés.
Les fruits, les légumes et les fleurs récoltées pendant cette période se conservent beaucoup moins.

Lune croissante ou décroissante ?
Repérer, lorsque seul un quartier s’affiche, si la lune est croissante ou décroissante, est très facile.
Il suffit de la regarder, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, quand elle est bien visible, et d’imaginer une barre verticale adossée aux deux extrémités du croissant.
- Si vous pouvez former un p comme “premier quartier”, la lune est croissante.
- Si vous formez un d comme “dernier quartier” la lune est décroissante.

Lune montante et descendante

Chaque mois, la lune se déplace dans le ciel et passe devant chaque constellation du Zodiaque. Selon qu’elle est montante ou descendante, elle exerce une influence variable sur les végétaux.

Pendant une période de 27 jours, 7 heures et 43 minutes, (appelée la révolution lunaire périodique) la lune apparaît de plus en plus haut dans le ciel de l'hémisphère Nord (alors qu'en même temps elle est de plus en plus basse dans l'hémisphère Sud) puis elle apparaît de moins en moins haut (et vice versa pour l'hémisphère Sud).
Ainsi pendant à peu près treize jours, la lune semble monter dans le ciel : elle est dite montante ou ascendante. Pendant une période d'environ treize jours encore, elle semble descendre dans le ciel : elle est dite descendante.
Attention, il ne faut pas confondre ce phénomène avec celui de la lune croissante et décroissante.

Comment s’y retrouver ? 
Pour savoir si la lune est montante ou descendante, voici un procédé très simple. Choisissez n’importe quel jour, sauf celui de la nouvelle lune (elle n’est pas visible), et observez l’astre dans le ciel en repérant son emplacement par rapport à un élément fixe dans le paysage (arbre, clocher, immeuble, maison, montagne, poteau…). Le lendemain, mais deux heures plus tard, observez la lune par rapport au repère fixe que vous avez choisi la veille. Si la lune apparaît plus haut dans le ciel, elle est montante; si elle figure plus bas, elle est en phase descendante.

Lune montante (ou lune ascendante) 
C'est la bonne période pour semer et pour greffer. Tous les légumes feuilles (salades, épinards, choux, poirées, …) et le gazon ont une croissance stimulée car la sève monte dans le feuillage. 
Le matin, récoltez les légumes feuilles, les fleurs et les graines. Les fruits récoltés sont plus juteux et restent frais plus longtemps. Les fruits de garde ont une bien meilleure conservation quand ils sont cueillis en lune ascendante.

Lune descendante 
La sève est plus active dans les racines des plantes. C'est une période favorable pour planter, repiquer et bouturer les végétaux, qui reprennent mieux. 
Rempotez toutes les plantes trop à l'étroit dans leur pot. C'est aussi le moment de récolter les légumes racines (carottes, crosnes, navets, pommes de terre, radis, betteraves, topinambours, etc.), si possible l'après-midi après 15 heures. Vous les conserverez plus longtemps. 
Arrachez les bulbes à fleurs car ils contiennent le maximum de substances nutritives en réserve. Ameublissez et nourrissez la terre de votre jardin. Les microorganismes du sol ont une activité plus importante. Enfouissez les engrais verts.

Apogée et périgée

Surveillez le calendrier lunaire et repérez les passages de la Lune à son apogée et son périgée. Ces périodes ne sont pas favorables aux plantes et aux travaux de jardinage, quels qu’ils soient.

La lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse dont le centre n'est pas le globe terrestre. De ce fait, au cours de son parcours, elle se rapproche de la Terre pendant quelques jours (à une distance d'environ 360 000 kilomètres). On dit qu'elle est à son périgée. Puis elle s'en éloigne peu à peu, pour arriver 14 jours plus tard à une distance maximale de 409 000 kilomètres. On dit alors que la lune est à l'apogée.
Entre deux passages successifs au périgée (ou à l'apogée), il s'écoule une période de 27,55 jours.

Lors de ces deux passages extrêmes, la Lune envoie des influences négatives aux plantes. Quand elle est au périgée, elle exerce une attraction beaucoup plus forte, qui provoque l’étiolement des jeunes semis. Les plantes sont fragilisées et demeurent moins robustes. Au moment où la Lune passe à l’apogée, son attraction est amoindrie. Les jeunes semis poussent moins bien et ils restent chétifs. Ils donnent par la suite des plantes qui présentent une plus grande sensibilité aux parasites ainsi qu’aux maladies.

Ne jardinez pas !
Compte tenu des influences plutôt néfastes de la Lune sur les végétaux pendant les périodes de l’année correspondant à son passage à l’apogée et au périgée, il est fortement conseillé de s’abstenir de jardiner ces jours-là.

Mais, en fonction de vos obligations professionnelles ou personnelles, ou en raison de la météo, vous pouvez être amené à travailler dans votre jardin au cours d’une de ces périodes défavorables. Sachez qu’il est possible d’atténuer ou de compenser cet effet négatif en accomplissant ensuite aux bonnes dates indiquées dans notre agenda lunaire toutes les opérations d’entretien du sol telles que binage, sarclage, paillage, arrosage, apport de compost, traitements divers, etc.

Noeud lunaire

Quand l’orbite de la lune fait des nœuds avec celle de la terre, les végétaux ne sont pas à la fête. C’est pourquoi, il vaut mieux s’abstenir de jardiner :

Lors de sa rotation autour de la terre, la lune coupe régulièrement le plan de rotation de la terre autour du soleil (plan de l’écliptique).

Nœud lunaire descendant :
Quand la lune descendante coupe le plan de rotation de la Terre autour du Soleil, on parle de nœud lunaire descendant.

Nœud lunaire ascendant :
Quand la lune ascendante (ou montante) coupe une nouvelle fois l'écliptique, on parle de nœud ascendant.

Les effets sur les plantes :
Ces périodes qui se prolongent pendant quelques heures perturbent les végétaux, qui présentent des altérations de la croissance.

Ce sont des moments aux effets négatifs. Il est conseillé de ne pas jardiner cinq heures avant et cinq heures après l'heure indiquée pour un nœud lunaire.

Quand la pleine lune ou la nouvelle lune a lieu lors du passage à un nœud, il se produit une éclipse, respectivement de lune ou de soleil. Les végétaux sont très sensibles à ces phénomènes.

20 oct. 2010

Jours-racines

La lune tourne sur une trajectoire elliptique, autour de la terre. Au cours d’une lunaison, elle passe devant les douze zones du zodiaque, chacune étant en affinité avec l’un des quatre éléments fondamentaux : la terre, l’eau, l’air et le feu.

Lorsque l’astre lunaire arrive devant la constellation du Taureau, de la Vierge et du Capricorne (chacune étant en affinité avec l’élément terre), la lune réfléchit des impulsions et des forces qui agissent sur les végétaux, et notamment sur leurs racines ou d’autres parties souterraines. Quand la lune est montante (ou ascendante) et qu’elle passe devant la constellation du Capricorne ou du Taureau, semez les légumes-racines.
Quand la lune est descendante et qu’elle se positionne devant la constellation de la Vierge, vous pouvez préparer et enrichir le sol où seront cultivés des légumes-racines. Au cours de ces journées, éclaircissez les semis, effectuez les repiquages ou encore plantez les végétaux cultivés pour leurs racines. Taillez également ceux qui en ont besoin. Et enfin, privilégiez ces dates pour les récolter.

Dans le potager, un grand nombre d’espèces de légumes sont cultivées pour leurs racines renflées : 
  • navet, 
  • carotte, 
  • chervis, 
  • panais, 
  • persil tubéreux, 
  • betterave, 
  • salsifis, 
  • radis, 
  • raifort,
  • rutabaga,
  • scorsonère.

D’autres sont aussi appréciées pour leur partie souterraine, qui n’est pas une racine au sens botanique du terme : 
  • ail, 
  • céleri-rave, 
  • cerfeuil tubéreux, 
  • crosne, 
  • hélianti, 
  • oca du Pérou, 
  • topinambour,
  • patate douce, 
  • oignon, 
  • pomme de terre,
  • échalote.


A noter
Dans les poireaux, nous consommons les fûts bien blancs (constitués par la base des feuilles) et la portion la plus tendre du feuillage. Mais pour obtenir cette partie, et la déguster fondante après cuisson, il est nécessaire de s’occuper de ses poireaux les jours-racines. Il en est de même pour les oignons tiges.
Les endives (en fait, des chicorées ‘Witloof’) se cultivent dans un premier temps en dates-racines. En effet, ce sont de belles et fortes racines que l’on souhaite obtenir en semant. Mais ensuite, le jardinier s’attache à récolter des pousses blanches. L’arrachage et le forçage se font donc en jours-feuilles.

Jours-fruits et graines

La lune tourne sur une trajectoire elliptique, autour de la terre. Au cours d’une lunaison, elle passe devant les douze zones du zodiaque, chacune étant en affinité avec l’un des quatre éléments fondamentaux : la terre, l’eau, l’air et le feu.

Lorsque l’astre lunaire arrive devant la constellation du Bélier, du Lion ou du Sagittaire, (chacune étant en affinité avec l’élément feu), elle renvoie des impulsions et des forces qui agissent sur les plantes et stimulent leur mise à fruits ou à graines.


Quand la lune est montante (ou ascendante) et qu’elle passe devant les constellations du Sagittaire ou du Bélier, il est temps de semer ou de récolter les plantes cultivées pour leurs fruits ou leurs graines. Ces périodes sont aussi favorables pour prélever les greffons des arbres fruitiers et pour effectuer les greffes.
Quand la lune est descendante et qu’elle arrive devant la constellation du Lion ou du Sagittaire, vous pouvez préparer et enrichir le sol où seront cultivées les plantes à fruits ou à graines. C’est également le moment propice pour éclaircir les semis, mais aussi repiquer, planter ou bien tailler ce type de végétaux.
Au jardin, il s’agit de l’ensemble des arbustes à fruits décoratifs comme les cotonéasters, les pommiers d’ornement, les pyracanthas, etc. La curieuse herbe à perruches, les pavots à sécher et la monnaie-du-pape sont aussi des végétaux concernés.
Au potager, les plantes cultivées pour leurs fruits sont :
  • les fraises, 
  • les tomates, 
  • les piments et poivrons,
  • les aubergines, 
  • les cornichons, 
  • les concombres, 
  • les melons, 
  • les pastèques,  
  • les courges, 
  • les fèves, 
  • les haricots, 
  • les lentilles, 
  • les petits pois 
  • les pois chiches. 
Il faut y ajouter les céréales (blé, orge, avoine, maïs, riz et seigle) ainsi que certaines plantes condimentaires comme l’anis vert, le carvi, la coriandre, le cumin, le fenouil et le fenugrec.

Jours-feuilles

La lune tourne sur une trajectoire elliptique, autour de la terre. Au cours d’une lunaison, elle passe devant les douze zones du zodiaque, chacune étant en affinité avec l’un des quatre éléments fondamentaux : la terre, l’eau, l’air et le feu.

Lorsque l’astre lunaire arrive devant la constellation du Cancer, du Scorpion ou des Poissons (toutes en correspondance avec l’élément eau), il répercute des impulsions et des forces qui agissent sur les plantes, notamment sur les parties riches en eau, comme les tiges et les feuilles.

Quand la lune est descendante et qu’elle se positionne devant la constellation du Cancer ou du Scorpion, vous pouvez préparer et enrichir le sol où seront cultivés des légumes-feuilles. Vous pouvez aussi éclaircir les semis, repiquer et mettre en place les plantes cultivées pour leurs tiges ou leur feuillage. C’est le bon moment pour tailler celles qui en ont besoin. Quand la lune est montante (ou ascendante) et qu’elle passe devant la constellation des Poissons, semez ou récoltez les légumes-feuilles.


Au jardinoccupez-vous de votre pelouse. C'est le moment idéal pour la semer, la nettoyer, l'aérer, la tondre, la fertiliser et la rouler. Profitez de ces périodes favorables pour effectuer les tailles de vos haies et pour élaguer les arbres. 
En préparant et nettoyant le sol quand la lune passe devant la constellation du Lion, vous limiterez le développement des mauvaises herbes.
Pensez aussi à vos plantes vertes qui décorent l'intérieur de votre maison. En jours favorables aux feuilles, vous pouvez les rempoter, leur donner de l'engrais, les nettoyer mais aussi les tailler et les multiplier par semis ou bouturage.

Au potager, les espèces cultivées pour leurs feuilles sont nombreuses : 
  • amarante de Chine, 
  • aneth, 
  • basilic, 
  • céleri frisé,
  •  cerfeuil, 
  • chicorée, 
  • chou, 
  • ciboulette, 
  • cresson, 
  • épinard, 
  • estragon,
  • laitue, 
  • mâche, 
  • menthe, 
  • oseille, 
  • persil, 
  • pissenlit ,
  • poirée,:
  • angélique officinale, 
  • asperge, 
  • bette à cardes blanches, 
  • cardon, 
  • céleri à côtes, 
  • fenouil,
  • rhubarbe.
A noter : Dans un premier temps, les endives (ou chicorées Witloof) se cultivent en jours-racines, pour obtenir de fortes racines. Par la suite, l’arrachage et le forçage, idéals pour obtenir de belles pousses pommées blanches, se réalisent en jours-feuilles.

Jardiner avec la lune

On sait que la lune influence les marées, qu'elle joue un rôle dans la pousse des cheveux... Pourquoi n'aurait-elle pas également un effet sur les plantes ? Suivez la lune, votre jardin n'en sera que plus beau !

Jardiner avec la lune va de pair avec le jardinage biologique. Dans les deux cas, le jardinier respecte la terre, en renouvelle les réserves et préserve la biodiversité. Il privilégie aussi les associations bénéfiques entre les légumes ou avec les fleurs afin de lutter le plus naturellement possible contre les maladies et les parasites. Il limite donc les traitements, et ce, même s’ils ne sont pas chimiques. Il devient ainsi un jardinier responsable. En effet, la lune ne résout pas tous les problèmes à elle seule ! Vous profiterez davantage de ses bienfaits si vous rendez votre potager plus réceptif en utilisant des méthodes naturelles. Pour suivre les recommandations du jardinage avec la lune, travaillez votre sol en périodes descendantes : la terre absorbera mieux les fertilisants avant de les restituer aux végétaux qui en tireront parti. Évitez également les bêchages et les labours profonds qui inversent les couches et détruisent des micro-organismes. Ces derniers sont vos alliés ; ils transforment les matières organiques apportées en éléments nutritifs utilisables par les légumes.

Les calendriers lunaires vous précisent, jour après jour, de quel type de végétal vous pouvez vous occuper, en harmonie avec les cycles lunaires.
  • fleurs : les plantes à fleurs retiendront toute votre attention ces journées là, où la Lune passe devant les constellations de la Balance, des Gemeaux ou du Verseau. 
  • racines : ces jours là, la Lune passe devant les constellations du Taureau, de la Vierge et du Capricorne. Privilégiez les travaux concernant les légumes racines et les écorces.
  • feuilles : le passage de la Lune devant les constellations du Scorpion, des Poissons ou du Cancer est profitable aux feuilles et aux tiges.
  • fruits : enfin, lorsque la Lune est au droit des constellations du Bélier, du Lion ou encore du Sagittaire, son influence est favorable aux fruits et aux graines.

Chaque mois, on compte environ 4 jours où il est recommandé au jardinier de ne rien faire. Profitez-en! Il s'agit des jours où la terre et la lune sont les plus proches (périgée), les plus éloignées (apogée), et ceux où l'orbite elliptique que décrit la terre autour du soleil coupe celle de la lune : ce sont les noeuds lunaires.

Lorsque la lune est ascendante, la sève des plantes monte vers les branches. Ces jours là sont donc profitables à tout ce qui se passe au-dessus du sol : greffes, semis, pousse des branches...
A l'inverse, lorsque la lune est descendante, la sève regagne les racines. La période est donc propice à ce qui se passe sous terre (plantation, repiquage, enracinement des boutures...) mais également aux tailles, qui sont mieux supportées.