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A travers le blog Un Art De Vivre, nous avons souhaité partager avec vous quelques trucs et astuces pour faire un jardin naturel, autrement dit "BIO". Plantation, observation, prévention, rotation des cultures...Nous allons vous faire découvrir les gestes durables pour un jardin naturel et responsable.

29 avr. 2011

Le prunier

Le prunier appartient au genre Prunus, et compte de nombreuses espèces et variétés : quetschiers, pruniers d'Ente (qui donnent les prunes à pruneaux), mirabelliers, Reine-Claude... Cet arbre fruitier de petite taille (3 à 8 mètres) pousse sous tous les climats tempérés. Rustique, il supporte bien des températures négatives jusqu'à -17°C, et peut être cultivé en altitude (1.000 mètres).
Plantation et multiplicationLa plantation de plants à racines nues s'effectue à l'automne ou au début du printemps. Pour les sujets en pots (fruitiers nains), le rempotage est réalisé à la même époque. Le prunier est le plus souvent multiplié par greffe (de type écusson à oeil dormant), en juillet. Le porte-greffe (prunier du Japon, prunier myrobalan, prunellier) peut être obtenu par drageonnage ou par semis. Le mirabellier est le seul prunier à pouvoir être multiplié par semis.

Sol
Tous, avec une préférence pour les sols frais, profonds et bien drainés.

Exposition
Soleil ou éventuellement mi-ombre.

Floraison et fructificationLa floraison du prunier a lieu en mars ou avril : les fleurs, de couleur blanche, sont décoratives et apparaissent sur les rameaux de l'année précédente. La plupart des variétés de pruniers sont autofertiles, cependant, pour quelques-unes (certaines Reine-Claude notamment), il faut planter au moins deux pruniers de variétés différentes pour obtenir une récolte de prunes satisfaisante. Ce sont alors les abeilles qui assurent la pollinisation. Les prunes arrivent à maturité entre fin juin et septembre selon les variétés. Après la plantation, comptez 2 à 3 ans avant la première récolte.

Variétés
Les espèces et variétés de pruniers sont nombreuses (environ 300).
Les Reine-Claude, les quetschiers et les pruniers d'Ente appartiennent à l'espèce Prunus domestica subsp. italica, dont voici quelques variétés :
  • Reine-Claude d'Oullins, 
  • Reine-Claude d'Althan, 
  • Reine-Claude Verte, 
  • Reine-Claude de Bavay, 
  • Reine-Claude Violette
  • Quetsche d'Alsace, 
  • Quetsche d'Italie,
  • Prune d'Ente
Les mirabelliers, Prunus cerea : 
  • Mirabelle Dorée, 
  • Mirabelle de Nancy, 
  • Mirabelle de Metz, 
  • Mirabelle parfumée de Septembre...
Les pruniers Japonais, Prunus salicina : 
  • Meknès, 
  • Santa Rosa, 
  • Golden Japan...
Les prunelliers : Prunus spinosa (épineux, généralement sauvages) ;
Les pruniers d'ornement : Prunus cerasifera ou prunier myrobalan, à feuillage pourpre pour la variété 'Pissardii' (ou Prunier de Pissard).

Entretien
Le prunier ne demande ni arrosage, ni fertilisation : la plupart du temps, le sol suffit à nourrir l'arbre. Toutefois, si le feuillage de l'arbre est vert clair, voire jaunâtre, faites un apport de compost au début du printemps, éventuellement suivi d'un paillage. Arrosez les jeunes arbres, notamment durant l'année suivant la plantation.

La taille du prunier, comme pour tous les arbres fruitiers, consiste en une taille de formation chez les jeunes arbres, et en une taille de fructification chez les arbres plus âgés, dès qu'ils commencent à donner des fruits (élagage du bois mort, éclaircissage du centre de l'arbre, raccourcissement des branches). Ces opérations ont lieu en août ou septembre, pour que l'arbre ait le temps de cicatriser avant l'hiver.

Maladies et ravageursLe prunier peut être sujet à des maladies et des parasites : chancre bactérien, moniliose, rouille, sharka, cochenilles, carpocapse du prunier, pucerons, araignées rouges...

28 avr. 2011

Le pommier

Le pommier, Malus pumila (anciennementMalus domestica) est l'arbre fruitier le plus cultivé en Europe. Avec près de 20.000 variétés dans le monde, il est aussi celui qui présente la plus grande diversité, bien que les étals des marchés se limitent trop souvent à quelques variétés de pommes (Granny Smith, Royal Gala, Golden, Red Chief...).

Ce petit arbre, qui dépasse rarement une dizaine de mètres de hauteur, est adapté aux climats tempérés, de préférence humides (voilà pourquoi la Normandie est célèbre pour ses vergers de pommiers). Il peut cependant résister à des températures très basses en hiver, jusqu'à -30°C pour certaines variétés. On peut ainsi le cultiver partout en France : outre la récolte de pommes, qui régaleront les gourmands tout au long de l'hiver, la floraison printanière du pommier est très décorative au jardin.
Plantation et multiplicationLa plantation (et le rempotage) du pommier a lieu en automne. Pour une bonne fructification, l'arbre doit être multiplié par greffe. Le porte-greffe est quant à lui obtenu par marcottage, par bouturage ou encore par semis de pépins (à l'automne ou au printemps).

Sol
La plupart des sols peuvent convenir à la culture du pommier, avec une préférence pour les sols profonds, argilo-calcaires ou silico-argileux.
Exposition
Soleil ou mi-ombre, situation aérée.
Floraison et fructificationLes fleurs, blanches ou roses, groupées en bouquets très serrés, apparaissent vers le mois d'avril. Le pommier étant autostérile, la pollinisation ne peut se faire que grâce à un autre pommier planté à proximité. Les pommes arrivent à maturité entre juillet et octobre, selon les variétés. Si vous souhaitez conserver durant plusieurs mois les pommes récoltées, choisissez une variété tardive, donnant des pommes à peau épaisse (celles qui mûrissent en juillet sont trop fragiles pour être conservées correctement).
Variétés
Le choix des variétés à planter doit prendre en compte les périodes de floraison (pour permettre la pollinisation croisée). Les variétés les plus courantes sont les suivantes (productivité, saveur...) :
  • Chanteclerc ;
  • Reine des Reinettes ;
  • Cox Oange Pippin ;
  • Golden Delicious ;
  • Belle de Boskoop ;
  • Delbard Jubilé ;
  • Reinette grise du Canada ;
  • Royal Gala...
Variétés plus rares, anciennes, souvent prisées pour leur saveur :
  • Calville Blanc ;
  • Reinette Clochard ;
  • Blandurette ;
  • Grain d'Or ;
  • Api Rouge ;
  • Patte de loup ;
  • Sucre Vert ;
  • Mouchetée ;
  • Coeur de Boeuf...
On peut aussi choisir des variétés ornementales (pommiers d'ornements, ou pommiers "à fleurs"), appréciées pour leur floraison printanière, et qui ne donneront pas de pommes. Ces variétés décoratives peuvent cependant polliniser des variétés de pommiers "à fruits".
EntretienPour obtenir de gros fruits, le pommier doit être taillé. La fertilisation n'est pas obligatoire, vous pouvez cependant apporter une fumure organique (compost) au pied de l'arbre, à l'automne, après avoir griffé le sol. L'arrosage n'est pas nécessaire chez les arbres âgés de plusieurs années : arrosez seulement les sujets venant d'être plantés, ou les jeunes arbres en période de sécheresse.
Ravageurs et maladiesLe pommier est malheureusement sujet à de nombreux parasites et maladies : pucerons,cochenilles, zeuzères, acariens, carpocapse, tavelure, oïdium, chancre du collet, mosaïque du pommier, moniliose... Les variétés anciennes sont généralement moins fragiles.

27 avr. 2011

Le pêcher

Haut d'environ 4 mètres, le pêcher (Prunus persica var. persica) appartient à la famille des Rosacées. Ses fruits à peau duveteuse, à noyau souvent libre (parfois adhérent, comme chez la pêche Pavie) et à chair jaune ou blanche, font le régal des gourmands en été.

Si vous habitez une région méridionale, vous pouvez tout à fait en planter un au jardin : l'arbre résiste en effet à des températures très basses en hiver (-15°C), mais sa floraison précoce est sensible au gel. Dans les régions où des gelées printanières sont à craindre, vous pouvez toutefois essayer de le cultiver en bac ou en pot, comme fruitier nain. Le jeune pêcher donne des fruits à partir de l'âge de 7 ans environ, et jusqu'à 15 ou 20 ans.

Plantation et multiplicationLa plantation du pêcher se fait à l'automne (hors période de gelées). Certaines variétés, comme la pêche de vigne, peuvent être reproduites fidèlement par semis (semis des noyaux au printemps, après stratification, sous abri chaud à environ 20°C), mais la plupart nécessitent d'être multipliées par greffe (greffe en écusson sur un porte-greffe qui peut être un pêcher, un prunier ou un hybride

Sol
Ordinaire.

Exposition
Soleil.

Floraison et pollinisation
La floraison est précoce, entre la fin de l'hiver et le début du printemps selon les régions. La récolte intervient entre juillet et septembre selon les variétés. Tous les pêchers sont autofertiles.

Variétés
Il existe des centaines de variétés de Prunus persica. Outre Prunus persica var. persica, qui donne des pêches au sens où on l'entend habituellement (fruits à peau duveteuse), citons :
  • Prunus persica forma compressa, le pêcher à pêche plate chinoise ;
  • Prunus persica var. nucipersica, qui donne le brugnon ou la nectarine ;
  • Prunus persica 'Atropurpurea', le pêcher pourpre (arbre ornemental à feuillage pourpre).
Pour Prunus persica var. persica, voici quelques-unes de ses variétés intéressantes :
  • Amsden : pêche blanche, floraison précoce, bonne résistance à la cloque ;
  • Amber®, Crimson® : variétés naines adaptées à la culture en pot ;
  • Sanguine vineuse ou Pêche de vigne : fruits à chair rouge et fondante, saveur délicate, floraison tardive ;
  • Reine des vergers : variété ancienne, fruits à chair blanche, sucrée et juteuse ;
  • Grosse mignonne : variété ancienne à chair blanche, très sucrée et parfumée, résistante aux maladies ;
  • Belle impériale : variété ancienne, fruits à chair blanche, très gros et parfumés...
Entretien
La taille, sans être obligatoire, favorise une bonne fructification : chez le pêcher, il est conseillé de pratiquer une taille en vert. Vous pouvez pratiquer un apport et de compost à l'automne. Arrosez régulièrement en période de sécheresse.

Maladies et parasitesDu côté des maladies, un traitement préventif contre la cloque du pêcher peut être appliqué tous les 15 jours au printemps et en automne. Le pêcher est également sensible à l'oïdium, au chancre, à la tordeuse orientale du pêcher, à certains pucerons, à la petite mineuse du pêcher, au thrips du pêcher, ou encore au phyllobe.

26 avr. 2011

Le poirier

Il est préférable de planter le poirier à l’automne ou au début de l’hiver. Le sol ne doit ni être gelé ni être gorgé d’eau. Cependant, il est possible de le planter au printemps en prenant garde de bien l’arroser pour son premier été. La floraison intervient durant le mois d'avril.



Emplacement du poirier
Choisir un espace ensoleillé à mi-ombragé, à l'abris du vent, dans un sol non calcaire.
Le poirier n’apprécie pas les sols calcaires (jaunissement de ses feuilles et dépérissement). Si la terre est calcaire il est possible de lui apporter un amendement :
  • ameublir le sol,
  • incorporer du compost ou du fumier,
  • placer du paillis (bois, feuillage fraîchement coupé et broyé) à la surface.
  • Préparation du sol (15 - 20 jours avant la plantation)
  • Faire un trou équivalent à au moins deux fois le volume de la motte ou 70 cm de profondeur et de circonférence.
  • Mettre la terre extraite de côté et en soustraire les cailloux et mauvaises herbes.
  • Décompacter la terre se trouvant au fond du trou.
  • Tapisser le fond du trou de 10 cm de graviers, sable.. puis de fumure, de compost ou de fumier.
  • Placer un tuteur.
  • Préparation du plant de poirier (au moment de la plantation)
  • Tailler les branches d’un tiers afin de favoriser l’apparition de nouveaux rameaux.
  • Couper l’extrémité des grosses racines.
  • Tremper les racines dans de la boue argileuse (disponible en jardinerie ou faite « maison »).
Plantation du poirier
  • Placer le plant au centre du trou en prenant garde de mettre le début du tronc au niveau du sol.
  • Remplir le trou en émiettant la terre afin qu’elle passe entre les racines.
  • Tasser régulièrement.
  • Former une cuvette pour faciliter l’arrosage.
  • Attacher délicatement sans trop serrer le plant au tuteur.
  • Arroser abondamment ce qui permet à la terre de bien se tasser et d’éviter ainsi les poches d’air.
Entretien du poirier
Automne :
Enrichir le sol (compost, fumier).

Hiver :
Traiter le tronc et les branches afin d’éliminer les larves et œufs.
Tailler à la fin de l’hiver.

Printemps :
Apporter de l’engrais riche en phosphore et potasse.


Tailler le poirier
Affûter les instruments et les désinfecter.
Il faut savoir qu’une branche ayant déjà donné des fruits n’en produira plus.
La taille doit absolument être en diagonale, nette, précise afin d’abîmer le moins possible les branches et d’éviter l’infiltration de l’eau par les cicatrices.

Taille d’hiver hors période de gel
La taille « trigemme » Cette taille s’effectue sur 3 années.

La première année :
Tailler juste au dessus du 3ème bourgeon (œil) du rameau porté par la branche principale.

La deuxième année :
Un rameau est apparu suite à la taille de l’année précédente, tailler juste au dessus du 1er ou 2ème bourgeon de ce rameau.

Troisième année :
Tailler juste au dessus du 2ème bourgeon du rameau porté par la branche principale.


Taille d’un poirier de plus de 3 ans
Couper :
  • les branches mortes et abîmées,
  • les branches qui s’entrecroisent,
  • les branches poussant vers l’intérieur.
Soustraire les fruits éventuellement encore sur l’arbre.
Tailler les branches en prenant soin de laisser 3 bourgeons (œil)


Récolte de la poire
Selon la variété, la récolte intervient de juillet à octobre.
La poire ne mûrit pas de façon satisfaisante sur l'arbre tout comme la banane et l'avocat, on la cueille donc à peine mûre. Si la poire est cueillie trop tard, sa chair devient sablonneuse, granuleuse. La saison de récolte dépend de la variété de la poire.

Conservation de la poire
Pour conserver la poire il faut un endroit réfrigérés où elle termine de mûrir. L'amidon se transforme alors en sucre et le fruit reste ferme avec une texture lisse, tendre et agréable. En grande surface, la poire a déjà subit plusieurs opérations.

22 avr. 2011

Le kiwi

L'arbre sur lequel pousse les kiwis s'appelle en réalité l'actinidier. Son nom savant est actinidia chinensis, car il pousse à l'état sauvage en Chine, dans la vallée du Yang-Tsé-Kiang.

Il est entré en France au début du XXème siècle, alors même qu'il n'est véritablement présent sur toutes les tables que depuis une dizaine d'années. Il est aujourd'hui largement cultivé, essentiellement dans le Sud-Ouest, le Midi et la Corse.
Caractéristiques
Autofertile, mais dioïque
L'actinidia prend l'allure d'une liane. Il s'agit d'un arbuste grimpant sarmenteux à feuillage caduque. Point essentiel : il est dioïque, ce qui signifie qu'il existe des pieds mâles, portant des fleurs assurant la pollinisation, et des pieds femelles, portant des fleurs différentes et qui produisent les fruits après fécondation.
Parallèlement, et cela peut induire en erreur, la plupart des variétés sont auto-fertiles, ce qui signifie qu'il n'est pas besoin de mélanger les variétés pour obtenir floraison puis fructification. Cela ne signifie pas en revanche (comme cela serait le cas avec un cerisier, par exemple), qu'un seul pied est suffisant pour avoir des fruits ! En outre, une pollinisation croisée favorise tout de même une mise à fruit de qualité.
Distinguer les sexesLa distinction mâle / femelle pourra se faire simplement en regardant les fleurs :
celles des mâles ont de grands pétales blancs, avec au coeur de longues étamines jaunes très poudreuses
celles des femelles ont 20 à 30 styles, entourant des stigmates blancs disposés autour de l'ovaire (donc : étamines + pistil).

A noter également : les pieds mâles sont nettement plus florifères que les pieds femelles.
Importance de la floraison


Pas de fleurs, pas de fruits!La floraison intervient généralement vers mai / juin. La présence d'abeilles est indispensable : la dispersion du pollen par le vent ne suffit pas à assurer une pollinisation convenable.
Un pied mâle peut polliniser 5 à 6 pieds femelle
Comment améliorer la fructification
Il importe de noter que les fruits sont portés par les branches de l'année. Il faut donc assurer une bonne ramification, et un renouvellement des branches pour l'allongement excessif.
Taille d'hiverC'est en février qu'on taille les rameaux fructifères.
On les taille en laissant 3 ou 4 yeux au-dessus de l'emplacement du dernier fruit porté l'an passé. Pour repérer facilement cet emplacement, il convient de laisser lors de la récolte les pédoncules des fruits sur les branches.
Tous les 3 ou 4 ans, il faut également rajeunir les branches fructifères en les rabattant à 2 ou 3 yeux de la base.
Taille d'étéOn pratique également une taille dite "en vert" (en pleine végétation). Elle a pour but de contenir un peu la végétation de cet arbre vigoureux, et d'augmenter le calibre des fruits.
La bonne période est début juillet, lorsque les fruits ont la taille d'une noix. On raccourcit alors les brindilles fruitières en conservant 4 feuilles au-dessus du dernier groupe de fruits.
Supprimez parallèlement les gourmands (ces longs rameaux ne portant pas de fruits). En août, les rameaux s'étant développés suite à la première taille seront à leur tour rabattus en ne leur laissant que 2 feuilles.
  • Résistance au gel
  • Pas de maladie
  • L'actinidia est connu pour n'être attaqué par aucune maladie cryptogamique ni aucun insecte.
Les kiwis sont très rustiques. Ils résistent sans problème à des froids de -15 à -20°C. Cependant, les jeunes bourgeons gèlent à -4°C... Attention donc si nécessaire à les protéger des vents froids par un brise-vent, à moins qu'une haie ne joue ce rôle, ou que les arbres aient été plantés à l'abri d'un mur (ou soient palissés).
Arrosage
Les actinidias apprécient une terre maintenue humide en été : procédez donc régulièrement à des arrosages pour que le sol reste frais.
Désherbage
Le sol doit être maintenu propre au pied des actinidias. Un binage superficiel (attention! les racines sont peu profondes) y pourvoiera. Vous pouvez également réaliser un paillage avec du fumier ou de la paille : vous maintiendrez du même coup l'humidité appréciée.
Chlorose
Le jaunissement du feuillage (chlorose) peut être dû à une carence en fer. Les terres argileuses, compactes et très calcaires favorisent son apparition. Arrosez alors avec une solution à base de chélate de fer.

21 avr. 2011

Le mûrier

Planter des ronces au jardin : l'idée peut sembler saugrenue, car la ronce commune, ou mûrier sauvage (Rubus fruticosus), est la plupart du temps considérée comme une "mauvaise herbe" épineuse, envahissante de surcroît, dont le jardinier a parfois bien du mal à se débarrasser. Seulement, la ronce donne des mûres... Pour profiter de ces petits fruits noirs sucrés et savoureux, plantez des variétés de ronces cultivées : souvent sans épines, très productives, elles sont en outre moins envahissantes que les variétés sauvages.

Ces arbustes à tiges sarmenteuses peuvent atteindre 5 mètres de hauteur s'ils sont palissés. Ils sont très rustiques (jusqu'à -25°C, voire -30°C), peu exigeants, et ne demandent presque aucun entretien, si ce n'est une taille annuelle.
Plantation et multiplicationLa plantation (plants achetés en godets) s'effectue de préférence à l'automne, à partir de fin septembre. On peut cependant planter jusqu'à fin avril. Prévoyez 2 mètres de distance entre deux plants, et installez-les contre une clôture ou un mur sur lequel court du fil de fer, afin de pouvoir palisser les longues tiges souples au fur et à mesure de leur croissance.
La multiplication se fait facilement par marcottage sur les tiges de 2 ans, ou par bouturage.

SolTous, avec une préférence pour les sols frais et riches en humus.
Exposition
Soleil, éventuellement mi-ombre.
Floraison et fructificationLes fleurs, blanches ou roses, apparaissent au printemps. Elles donnent des fruits dont la période de maturité varie entre juillet et septembre, selon les variétés. Seules les tiges de 2 ans fructifient.
Variétés
Les variétés de ronces cultivées pour leurs fruits sont nombreuses. En voici quelques-unes :
  • Darrow : très rustique, épineuse
  • Géante des Jardins : feuillage très découpé et décoratif, sans épines, gros fruits noirs très sucrés ;
  • Jumbo : très gros fruits, variété très productive, sans épines ;
  • Thornless evergreen : feuillage semi-persistant décoratif, sans épines, fruits moyens très parfumés ;
  • Lochness : gros fruits très brillants, variété productive, sans épine.
Les mûroises sont des hybrides de mûre et de framboise : les variétés 'Boysenberry', 'Loganberry', 'Tayberry' donnent de gros fruits noir violet, allongés.
Entretien
L'entretien est minime : l'arrosage n'est pas nécessaire (sauf durant l'année suivant la plantation), et la fertilisation peut se limiter à un apport de compost à l'automne, au pied de l'arbuste. Taillez chaque année, en hiver : coupez au ras du sol les branches ayant déjà donné des fruits, et conservez 5 ou 6 branches de l'année pour la fructification de l'année suivante.
Le mûrier-ronce est peu sujet aux maladies et aux ravageurs. Il peut cependant subir des attaques de botrytis, de ver de la framboise, de pucerons et de phytopte de la ronce.

20 avr. 2011

Le groseillier

Le groseillier  est, pour les amateurs de petits fruits rouges, un incontournable au jardin. Son port buissonnant lui permet d'être cultivé aussi bien de manière isolée qu'en haie basse (1,5 mètre au maximum) mais gourmande, et, grâce à sa rusticité, il sait s'adapter à la plupart de nos climats.
Plantation et multiplicationLa plantation du groseillier intervient entre novembre et mars (hors périodes de gel). Une bonne préparation du sol est un gage de reprise vigoureuse. La multiplication de l'arbuste est effectuée par bouturage à bois sec, en automne, ou par marcottage.
Sol
Riche, frais, drainé.
Exposition
Soleil, mi-ombre.
Floraison et récolteLa floraison a lieu en mai, la récolte des groseilles s'étend de fin juin à août selon les variétés.
Espèces et variétésLe genre Ribes compte 3 espèces principales de groseilliers :
  • Le groseillier à grappes, Ribes rubrum : fruits rouges, roses ou blancs ;
  • Le groseillier à maquereau, épineux, Ribes grossularia : fruits verts ou violets ;
  • Le groseillier noir, Ribes nigrum : fruits noirs (cassis).
Quelques variétés de Ribes rubrum :
  • Jonkher von Tets, groseille rouge vif ;
  • Red Lake, rouge clair, sucrée ;
  • Rolan, rouge, résistante aux maladies ;
  • Mulka, rouge sombre, maturité en août ;
  • Gloire des Sablons, rose pâle ;
  • Versaillaise rouge, maturité fin juin ;
  • Versaillaise blanche, translucide, fruitée et acidulée ;
  • Hollande, rose...
Entretien
Une taille assez sévère en février favorise une bonne récolte. En été, arrosez régulièrement ; un paillage du sol permettra par ailleurs de mieux conserver l'humidité du sol.

Plusieurs maladies et parasites sont à surveiller : oïdium, rouille, anthracnose, pucerons, et cochenilles. Les oiseaux ont tôt fait d'anéantir la récolte : installez un filet de protection dès que les fruits commencent à mûrir.

19 avr. 2011

Le framboisier

Le framboisier est un arbuste drageonnant dont les rameaux, appelés cannes, sont légèrement épineux.

Il existe 2 types de variétés :
non-remontant : fructifie vers juin-juillet sur les pousses de l'année précédente
remontant : les pousses de l'année portent des fruits une première fois en septembre, puis à nouveau en début d'été l'année suivante. Cette caractéristique doit être prise en compte pour la taille des framboisiers.

Quelques variétésRemontantes
  • Lloyd George : grosse framboise rouge foncée; juteuse et très parfumée
  • Zeva : grosse framboise bien remontante
  • Surprise d'automne : jaune et savoureuse; récolte tardive
Non-remontantes
  • Malling promise : gros fruit; ferme et parfumée
  • Schöneman : très vigoureuse; production tardive.
Achat
Les framboisiers sont vendus sous différentes formes :
  • à racines nues, les plants étant souvent regroupés dans un sachet plastique
  • en godets traditionnels de 9 ou 12 cm
  • en touffes bien venues, sous forme de conteneurs de 2 à 5L.
Si un voisin en possède un buisson, n'hésitez-pas à solliciter quelques pieds : la division des touffes sera profitable à lui comme à vous... Procédez alors de décembre à février.

Plantation
Le framboisier pousse partout en France (sa floraison tardive ne craint pas les gelées). La période de plantation s'étend de novembre à mars; davantage si vous optez pour des conteneurs. Vous le planterez en tranchées plutôt profondes, dans lesquelles vous incorporerez une bonne fumure. Répartissez correctement les racines, et veillez à ce que les jeunes pousses vertes soient enterrées.
Sol
Le framboisier n'est pas exigeant sur la nature du sol. Il préfère une terre légère et fraîche, plutôt acide (un souvenir de ses origines montagneuses). S'il supporte les sols calcaires, il redoute les sols argileux, trop compacts pour ses racines superficielles.
Exposition
Les framboisiers s'accommodent de la mi-ombre, mais ils produisent des fruits plus sucrés et en plus grand nombre s'ils sont plantés au soleil.
Culture
Le framboisier est un arbuste vigoureux. Si vous n'y prenez pas garde, en quelques années les touffes deviennent inextricables, leur entretien très difficile et les récoltes moins abondantes. Il est préférable de palisser, soit en éventail, soit en "V", selon la méthode hollandaise.
Palissage en éventailCette forme est facile, bien adaptée au jardin d'amateur. On peut de la sorte palisser en espalier (contre un mur), ou en contre-espalier (entre des fils tendus).
Montez une armature de fils de fer, constituée de 2 ou 3 rangées tendues à 0,50m - 1m et 1m50 de hauteur. Palissez dessus les tiges en éventail. Vos touffes seront espacées de 1m à 1m50 environ (une bonne moyenne est ensuite de conserver 8 à 12 drageons par mètre linéaire, selon la vigueur des tiges).


Palissage "à la hollandaise'Cette méthode plus originale consiste à tendre 2 lignes de fils de fer parallèles, espacées de 1m et placées à environ 60cm du sol. Les cannes d'un an sont attachées sur les fils, celles de l'année sont laissées libre au centre. Cette façon de procéder est très intéressante, les tiges bénéficient d'un excellent ensoleillement l'entretien est grandement facilité, on ne se pose plus de question pour la taille : les tiges attachées sont supprimées en hiver; celles du centre sont palissées à leur tour, etc.

18 avr. 2011

Le figuier

Le figuier est un arbre fruitier facile à vivre. Originaire de Syrie et d'Afghanistan, il peut toutefois s'acclimater dans la plupart des régions françaises, pour peu que les températures ne descendent pas en-dessous de -15°C en hiver. Correctement exposé, votre figuier devrait donner des fruits sans problème, à condition de bien choisir la variété.

Il peut atteindre 3 à 5 mètres de hauteur, et occuper un diamètre imposant au sol. Vous profiterez de la fraîcheur qu'il apporte en été grâce à son ombrage, et de sa silhouette originale et trapue, tortueuse, très décorative.
Plantation et multiplicationPlantez le figuier au printemps, en ajoutant au sol un compost bien décomposé. Pour obtenir à peu de frais un nouvel arbre, procédez par marcottage ou par bouturage, en été : ces deux techniques de multiplication végétative sont beaucoup plus faciles que le semis de graines, nettement plus aléatoire.

Exposition
Plein soleil, à l'abri des vents froids (contre un mur exposé au Sud).
Sol
La plupart des sols peuvent convenir, à condition qu'ils ne soient pas acides. Un sol sableux et léger, mais néanmoins assez riche, dans tous les cas bien drainant, lui sera bénéfique car il est sensible à l'excès d'humidité.
Floraison et fructificationLa floraison a lieu au printemps et en été, mais les fleurs sont invisibles : elles ont la particularité d'être cachées à l'intérieur des jeunes figues. Les figues arrivent à maturité en été et/ou à l'automne selon les variétés.
Variétés
Il existe des centaines de variétés de figuiers. Les variétés bifères donnent deux récoltes (juillet et automne), les variétés unifèrent ne fructifient qu'à l'automne. Tous les figuiers ne donnent pas de fruits comestibles : la reproduction sexuée du figuier est très complexe. Certaines variétés sont autofertiles, d'autres non : elles ont alors besoin d'un petit insecte, le blastophage, pour la pollinisation, et de la présence d'un autre figuier à proximité. Lors de l'achat, prenez conseil auprès de votre pépiniériste qui vous aidera à choisir une variété autofertile, idéalement bifère, et adaptée au climat de votre région.
EntretienLe figuier âgé peut supporter des périodes de sécheresse ; plus jeune, il faudra prévoir des arrosages copieux et réguliers en cas de fortes chaleurs. Un flétrissement des feuilles vous informera dans tous les cas d'un stress hydrique. Attention cependant aux excès d'humidité, qui entraînent un pourrissement des racines. La taille du sujet adulte n'est pas nécessaire : vous pouvez vous contenter de tailler durant les premières années pour favoriser la ramification. En hiver, protégez votre jeune figuier du froid (paillage et éventuellement voile d'hivernage).

Bon à savoirLes feuilles du figuier sont assez urticantes, quant à sa sève, semblable à un latex blanc, elle est irritante : protégez vos mains et vos bras (gants et vêtement à manches longues) lors de la taille et de la cueillette des figues.

15 avr. 2011

Le cognassier

De l'ancienne Perse à l'Anatolie, le coing est cultivé depuis plus de 4 000 ans. Les anciens l'appelaient du joli nom de "Poire de Cydonie" en l'honneur de Cydon, ville de Crète où les Grecs en ont fait leurs délices, fourrés de miel. Savez-vous que la Pomme d'or offerte à Aphrodite par Pâris était en réalité un coing ? Le héros désignait ainsi la plus belle des déesses, en échange de la promesse qu’il pourrait épouser Hélène.
Pour choisir lors de l'achat

Le cognassier n’a pas été soumis à beaucoup de travaux d’amélioration ni d’hybridation. La sélection a contribué à la création de quelques cultivars qui offrent l’avantage d’une production fruitière plus avantageuse que l’espèce type.
  • "Champion", est une variété d’origine américaine obtenue en 1870 dans le Connecticut, mais parfaitement acclimatée chez nous. L’arbre de taille moyenne, très ramifié, productif et vigoureux, donne de gros fruits piriformes, jaune vif (jusqu’à 500 g), dont la chair tendre et juteuse, très aromatique, est parfaite pour les compotes et les confitures. Très rustique, il produit dès les premières années et se récolte de fin octobre à début novembre.
  • "Du Portugal" (Cydonia oblonga, Lusitanica), précoce et vigoureux, il peut atteindre 7 m de haut. Il porte des fleurs et des fleurs plus grosses et produit des fruits allongés et légèrement côtelés, de 8 à 15 cm de long, jaune foncé, couverts d’un duvet gris. Il doit être réservé aux régions méridionales car sa résistance au froid est assez moyenne. D’une saveur moins astringente et plus aromatisée que l’espèce type, c’est la variété idéale pour faire de la gelée et de la pâte de coing.
  • "Maliformis", à fruits presque sphériques de 5 à 6 cm de diamètre, il est très productif et mûrit même sous les climats froids, mais la qualité de ses fruits est assez quelconque.
  • "Géant de Vranja", (Monstrueux de Vranja ou Vranja) est une variété obtenue en 1898 dans la ville Serbe de Vranja. C’est un arbre puissant à port érigé, assez peu branchu, portant des feuilles pendantes sur de longues branches. Le fleurs rose clair apparaissent dès avril. Elles sont suivies par de très gros fruits (certains atteignent 1,5 kg), quasiment glabres, vert pâle puis jaune d’or, avec des marques brunes près du pédoncule. Très parfumés, ces coings se récoltent vers la mi-octobre.
Un petit arbre sans souci
Le cognassier est un petit arbre sans souci. Il s'adapte bien aux climats de la plupart de nos régions et résiste très bien au gel hivernal, même s'il est tout particulièrement adapté au Midi. Peu exigeant sur la nature du sol, il se plaira dans toute bonne terre de jardin qui ne se dessèche pas en été ; l'idéal sera un sol neutre ou légèrement acide, fertile et restant frais. Choisissez un endroit dégagé et abrité des vents froids. Arrosez en cas de sécheresse et veillez à conserver le sol propre dans un rayon de 50 cm autour du tronc. Contrairement aux autres fruitiers, la taille n'est pas indispensable pour obtenir de beaux fruits, ce qui simplifiera votre vie de jardinier. Il suffit de supprimer le bois mort et de tailler les branches inutiles ou mal placées. Chaque printemps, donnez-lui un peu d'engrais pour arbres fruitiers.
  • Hauteur adulte : de 4 à 6 m
  • Largeur adulte : de 2 à 3 m
  • Croissance annuelle : de 30 à 50 cm
  • Rusticité : - 25 °C
Plantation
De préférence durant la période d’arrêt végétatif (de fin octobre à mi-mars). Les sujets proposés à racines nues reprennent sans problème après un habillage (taille) des radicelles et un bon pralinage. Le sol doit être très soigneusement préparé avant la plantation et surtout débarrassé de toutes les mauvaises herbes. Un apport de poudre d’os comme engrais de fond est tout à fait conseillé.
Les racines ayant tendance à s’étaler, creusez un trou assez large. Le point de greffe doit se situer nettement au-dessus de la surface du sol.
Il est fortement déconseillé d’effectuer une taille des rameaux lors de la plantation.

Distance de plantationEntre 3 et 4 m pour les cognassiers à usage décoratif. Dans une haie, plantez tous les 2 à 2,50 m. Entre 4 et 7 m pour les arbres destinés à la production fruitière.
Sol
Profond, fertile, neutre ou légèrement acide, généreusement enrichi de matière organique pour conserver une bonne fraîcheur en été. Le cognassier préfère les sols silico-argileux, mais il s'adapte bien dans tous les terrains qui ne se dessèchent pas.
Contrairement à ce qui est souvent écrit, le cognassier supporte les terres légèrement calcaires (8 %), mais sa fructification y semble plus irrégulière. Attention, dans les sols très acides, les fruits sont moins parfumés.
ExpositionPlein soleil, à l’abri des vents forts.
Climat
Le climat méditerranéen est idéal. Celui de la Provence convient mieux que celui de la Côte d’Azur, car les vents chargés de sel ne sont pas toujours très bien appréciés.

TailleSupprimez le bois mort. Équilibrez les charpentières chez les jeunes sujets.
Les trois ou quatre premiers hivers, taillez pour établir une charpente de rameaux fructifères. Par la suite, intervenez seulement pour éliminer les pousses mal placées ou en surnombre.
En hiver, sur les cognassiers palissés, réduisez des deux tiers de leur longueur les pousses de l’année précédente. Coupez de préférence au-dessus d’un bouton à fruit (bien arrondi) qui se forme principalement à la base des jeunes rameaux. Éliminez les pousses en surnombre ou mal placées.
Veillez aussi à bien dégager le centre de la ramure et à éliminer les rejets au pied.
Soins particuliersApportez une fumure organique acide au moment de la plantation et un engrais pour arbres fruitiers chaque année au printemps. Paillez avec du compost ou du fumier bien décomposé en automne. Arrosez par temps sec. Maintenez bien le sol propre autour des cognassiers (dans un rayon de 50 cm autour du tronc) afin d’éviter la concurrence en eau avec la flore spontanée.
Récolte et conservationCueillez les coings le plus tard possible en automne car ils ne grossissent plus une fois séparés de l’arbre. Procédez avant la première gelée. Dans la plupart de régions, on attend que les fruits tombent d’eux-mêmes, mais cela les fragilise et réduit leur temps de conservation. La maturité des fruits a besoin d'un long été chaud et même bien mûr, le coing reste dur.
Les coings se conservent potentiellement durant deux ou trois mois dans un endroit sombre et frais. Mais il faut bien contrôler l’humidité (risques importants de pourriture) et bien les isoler de tous les autres fruits auxquels ils risquent de transmettre leur puissant arôme.
Ennemis et maladiesToutes les affections des pommiers et des poiriers sont potentiellement à même de se trouver sur le cognassier. La tavelure (Venturia inaequalis et Venturia pirina), provoque des taches noires sur les feuilles et les fruits, avec des crevasses profondes. L’entomosporiose du cognassier (Entomosporium maculatum) produit des taches brunes sur les feuilles avec des croûtes caractéristiques, ce qui provoque une chute prématurée du feuillage. Le monilia des jeunes coings (Monilia linhartiana) produit des taches de pourriture marron portant des pustules blanches concentriques. La sclérotiniose du cognassier (Sclerotinia cydoniae) fait brunir les feuilles qui portent des filaments grisâtres et détruit les fleurs ou momifie les fruits.

Des traitements fongicides préventifs à la bouillie bordelaise sont conseillés au moment du débourrement (éclatement des bourgeons) et de la chute des feuilles en automne. Il est bon d’accentuer la protection avec la pulvérisation d’un fongicide de synthèse au moment de l’ouverture des bouquets floraux, puis à la chute des pétales et lors de la formation des jeunes fruits.
Le dégâts des ravageurs comme les pucerons et les chenilles sont limités et nécessitent rarement un traitement.
Multiplication
Le marcottage par buttage sert à obtenir des sujets qui seront greffés en écusson en pied à œil dormant.
Les variétés à gros fruits sont écussonnées à œil dormant du 15 juillet au 15 août, sur des cognassiers francs de deux ans (obtenus par semis de pépins en automne, la levée s’effectuant au printemps) ou de l’aubépine (Crataegus laevigata). Il semble que l’emploi de l’aubépine comme porte-greffe confère un surcroît de fertilité au cognassier. Cela lui permet aussi de mieux s’adapter aux sols franchement calcaires. Les greffes en fente à la fin février donnent aussi de bons résultats, principalement sur aubépine. Poirier et sorbier des oiseleurs peuvent aussi servir de porte-greffe au cognassier, mais ils sont très rarement employés.
Pour les sujets destinés à l’ornement, vous pouvez effectuer des boutures herbacées en juin, semi-ligneuses de juillet à septembre ou ligneuses (à bois sec) d’octobre à décembre.

14 avr. 2011

Le cerisier

Parmi les arbres fruitiers, le cerisier (prunus cerasus) est un de ceux qui demandent le moins de soins et qui produisent le plus facilement. Il est aussi un superbe arbre d’ornement. En avril, sa merveilleuse floraison annonce l’installation du printemps : une multitude de petites fleurs blanches, réunies par deux ou en charmants bouquets apparaissent avant le feuillage. En été, enfants et gourmands se régaleront de ses fruits charnus tandis qu'il offrira généreusement son ombre élégante. A l'automne, son feuillage caduc prendra de superbes teintes rousses.
Ajoutez une écorce très décorative, une bonne facilité de culture et surtout, la possibilité de récolter des cerises dans presque toutes les régions de France. N'hésitez plus :Novembre est le moment le plus propice pour planter un cerisier dans votre jardin !
Où le planter ?Les cerisiers sont plutôt plantés en isolé sur une pelouse où près d’un coin repos afin d’offrir leur bel ombrage. Les grands gourmands pourront planter des fraisiers au pied des cerisiers, la compatibilité des deux plantes est excellente et les plaisirs en seront cumulés. Les formes plus compactes et les cerisiers acides peuvent être associés à d'autres arbres fruitiers dans un verger traditionnel, intégrées dans des haies libres ou de grands massifs d'arbustes. Au balcon, évitez bien sûr les variétés traditionnelles, mais les variétés naines réussissent fort bien. Prévoyez des bacs d’au moins 40 cm de côté, remplis d’un mélange à parts égales de terre de jardin sableuse et de terreau pour rosiers.

Rusticité
Le cerisier est un arbre bien rustique, que l’on peut adapter à toutes les régions. Offrez-lui une exposition bien ensoleillée, pas trop ventée, en évitant les orientations nord dans les zones aux hivers froids. En effet, les organes fertiles des fleurs sont détruits à partir de - 3°C. Pour bien réussir vos cerisiers, ne dépassez pas l’altitude de 1000 m.
Sol
Question sol, le cerisier est très accommodant. Il accepte bien les terres calcaires (surtout les cerises acides). Dans les sols très lourds, la sécrétion de gomme (gommose) est beaucoup plus fréquente.
Croissance
Sa croissance est assez rapide, jusqu’à 1 m par an. La première production intervient sur des arbres de trois ans, mais un cerisier ne produit vraiment généreusement, qu’à partir de 6 à 8 ans.
Distances de plantationComptez de 8 à 12 m entre les cerisiers " haute-tige ", de 6 à 8 m entre les cerisiers " demi-tige " et de 4 à 5m entre les gobelets et les quenouilles.
Taille
Le cerisier n'aime pas trop être taillé (comme d'ailleurs les autres fruitiers à noyaux) car la moindre coupe provoque l'écoulement de gomme qui affaiblit l'arbre. Durant les premières années, coupez les branches principales d'un tiers de leur longueur afin d'éviter qu'elles ne poussent tout droit et trop haut. Intervenez fin août, début septembre et couvrez bien toutes les plaies de coupe d'une épaisse couche de mastic cicatrisant.
Maladies et ravageursComme tous les arbres fruitiers, le cerisier est menacé par un grand nombre d'ennemis (insectes et acariens) et maladies (champignons, bactéries). Pour réaliser une protection préventive efficace, effectuez quatre traitements avec des produits totaux (insecticide + acaricide + fongicide), aux stades végétatifs suivants : lors du gonflement des bourgeons, à l'éclatement des bourgeons (débourrement), à la chute des pétales floraux, à la formation des fruits. Vous avez tout intérêt à compléter ce programme par une pulvérisation de bouillie bordelaise après la taille (cela favorise la cicatrisation) et au moment de la chute des feuilles (vous éliminez ainsi les formes hivernantes des maladies). Si votre cerisier a été malade dans l'année, il est bon d'effectuer deux traitements d'hiver (début février et début mars) avec des produits huileux. Cette pulvérisation permettra aussi d'éliminer les mousses, les algues vertes et les lichens qui couvrent le tronc et les branches.
FertilisationÀ chaque début de printemps, paillez le pied de vos cerisiers avec 15 cm d’un bon compost mélangé à du fumier décomposé. Ce paillage organique présente l’avantage de conserver une bonne fraîcheur aux racines durant l’été.

13 avr. 2011

Le cassissier

Le cassis, ou cassissier, Ribes nigrum, est un arbuste touffu appartenant à la même famille que le groseillier. Pour les botanistes, il est d'ailleurs considéré comme un groseillier noir. Ses fruits sont de petites baies noires en grappes pendantes, à la saveur délicate et acidulée : le cassis. La hauteur de l'arbuste peut aisément atteindre 1,5 mètre.

Le cassissier est adapté aux climats tempérés de type continental ou montagnard, avec des hivers assez rigoureux (le froid hivernal lui est favorable) et des étés plutôt frais : il se plaît donc bien dans les régions montagneuses et dans le Nord de la France. Certaines variétés peuvent toutefois être cultivées dans les autres régions de France.
Plantation et multiplicationLa plantation du cassissier s'effectue entre novembre et mars, durant la période de repos végétatif. Vous pourrez espérer une première récolte dès l'année suivante. La multiplication se fait facilement par bouturage et marcottage.

Sol
Presque tous les sols (sauf très calcaires), pourvu qu'ils soient drainés.
Exposition
Mi-ombre.
Fructification
La floraison a lieu au printemps : les fleurs sont étonnantes et discrètes, vertes et jaune-rouge. Les baies mûrissent entre début juin et fin juillet. Ne vous fiez pas à leur couleur : une fois qu'elles ont viré du vert au noir, il leur faut encore 2 semaines pour grossir et se charger en sucre.
Variétés
Quelques variétés parmi les plus courantes :
  • Noir de Bourgogne ;
  • Black Down ;
  • Tenah Royal de Naples ;
  • Andega ;
  • Wellington ;
  • Géant de Boskoop...
Entretien
L'entretien du cassissier est très simple. En principe, les arrosages sont inutiles, sauf durant la première année suivant la plantation. Un apport annuel de compost suffira à assurer une bonne fructification. En matière de taille d'entretien, rabattez l'arbuste en hiver : coupez les vieilles branches à ras et les jeunes branches à 50 cm.

Attention à l'oïdium : en cas d'attaque, traitez à la bouillie bordelaise, en dehors des périodes de floraison (et de récolte, bien entendu).

A noter : les racines du cassissier sont superficielles, évitez donc un bêchage profond lors du désherbage au pied de l'arbuste. Contentez-vous de biner légèrement, ou, mieux, disposez un paillage qui gênera le développement des mauvaises herbes tout en maintenant une bonne humidité du sol.

12 avr. 2011

Le brugnonier, nectarinier

Le brugnonier (qui donne des brugnons, à noyau adhérent) et le nectarinier (qui donne des nectarines, à noyau libre) appartiennent tous deux à l'espèce Prunus persica, variété nucipersica. Ces fruits à peau lisse et à chair jaune ou blanche sont des variantes de la pêche. La hauteur du brugnonier (et du nectarinier, ces deux arbres fruitiers ayant les mêmes caractéristiques) ne dépasse pas 4 à 5 mètres, et il fructifie à partir de l'âge de 7 ans environ, et jusqu'à 15 ou 20 ans.

Le brugnonier est un arbre rustique qui résiste à des températures de l'ordre de -15 à -20°C en hiver, mais sa floraison précoce est sensible au gel. Dans les régions où des gelées printanières sont à craindre, vous pouvez choisir de le cultiver en bac ou en pot.

Plantation
La plantation du brugnonier se fait à l'automne (hors période de gelées).

Sol
Ordinaire.

Exposition
Soleil.
Floraison et pollinisationLa floraison (rose) est précoce, entre février et avril selon les régions. La récolte intervient entre juillet et septembre selon les variétés. Le brugnonier est auto fertile.
Variétés
  • Silver Lode : brugnon à chair blanche, juteuse, parfumée. Très productif;
  • Violet cardinal : brugnon blanc, juteux, sucré, fondant et charnu, à peau bien rouge;
  • Rubis® Necta Zee : variété naine. Nectarine jaune, de gros calibre, juteuse et parfumée;
  • Morton : nectarine blanche juteuse, sucrée, charnue. Récolte précoce (juillet);
  • Fantasia : nectarine jaune, légèrement allongée. Vigueur moyenne de l'arbre, appréciable dans les petits jardins...
EntretienLa taille n'est pas obligatoire mais elle favorise une bonne fructification (taille en vert). Vous pouvez pratiquer un apport de compost à l'automne. Pensez à arroser régulièrement en période de forte chaleur (surtout pour les sujets en pot !), car le brugnonier craint l'excès de sécheresse.

Maladies et parasites
Du côté des maladies, un traitement préventif contre la cloque du pêcher peut être appliqué tous les 15 jours au printemps et en automne. Le brugnonier et le nactarinier sont également sensibles à l'oïdium, au chancre, à la tordeuse orientale du pêcher, à certains pucerons, à la petite mineuse du pêcher, au thrips du pêcher, ou encore au phyllobe.

11 avr. 2011

L'abricotier

L'abricotier (Prunus armeniaca) est un arbre de petite taille au port naturellement étalé, dépassant rarement 6 mètres de hauteur, et appartenant à la famille des Rosacées. Sa durée de vie est en général de 40 à 45 ans, et on peut espérer récolter des abricots 3 ou 4 années après la plantation.

Originaire d'Asie Centrale, il est adapté aux climats chauds, notamment au climat méditerranéen. Il peut cependant résister à des températures très basses en hiver (jusqu'à -25°C, voire -30°C pour certaines variétés), et peut ainsi être cultivé dans certaines régions au nord de la Loire. La récolte d'abricots y sera cependant plus aléatoire, car l'arbre en période de floraison est très sensible aux gelées printanières. Dans les régions où le climat est plutôt défavorable, on veillera à choisir une variété à floraison tardive.

Plantation
La plantation de l'abricotier intervient de préférence au début de l'hiver, en période de repos végétatif. Il est néanmoins possible de l'installer au printemps, mais il faut alors veiller à l'arroser régulièrement durant l'été, pour permettre une bonne reprise. Si vous souhaitez planter plusieurs abricotiers (ou autres arbres fruitiers) côte à côte, prévoyez un espacement d'au moins 1,5 mètre entre deux plants.
Sol
Pour le sol, le principal critère est le drainage : l'abricotier ne supporte pas les excès d'humidité et se plaît dans un substrat bien drainé. Les sols ordinaires, neutres ou calcaires, lui conviennent, avec une nette préférence pour les sols légers et sablonneux (pas de sols lourds).
Exposition
Comme la plupart des arbres fruitiers, l'abricotier a besoin de soleil. Si vous habitez une région où les hivers sont plutôt froids, placez-le à l'abri du vent, par exemple contre un mur orienté au Sud.
MultiplicationLa plupart des abricotiers sont reproduits par greffe (de type écusson à oeil dormant), en été, sur un porte-greffe qui peut être un prunier, un abricotier franc, un pêcher franc ou encore un amandier franc. Le choix du porte-greffe est particulièrement important, car il permet d'adapter l'abricotier (greffon) à la nature du sol, au climat (précocité), ou à la forme que l'on souhaite pour l'arbre (formes basses, ou formes plus hautes, sur haute tige ou demi-tige).

Cependant, quelques variétés anciennes peuvent être reproduites par semis de noyau (au printemps, à 20°C) : c'est notamment le cas pour les variétés 'Alberge' ou 'De Hollande'.
Floraison, pollinisation, récolteLa floraison (fleurs blanc rosé) a lieu entre février et avril, selon les régions et les variétés, avant l'apparition des feuilles. Il est l'un des premiers arbres fruitiers à fleurir : cette floraison précoce le rend particulièrement sensible à la météo. Le gel printanier a un impact sur les fleurs (détruites à -2°C) et les jeunes fruits au stade de la nouaison, et un temps pluvieux au moment de la floraison nuit à la pollinisation.

En théorie, l'abricotier est autofertile, c'est-à-dire qu'il se pollinise tout seul. Cependant, pour certaines variétés, la présence d'un autre arbre compatible, et fleurissant en même temps, est favorable à une bonne pollinisation, et donc à une bonne récolte. Les abricots arrivent à maturité en été (de juin à août).
L'entretien
Les abricotiers donnent des récoltes aléatoires : elle peuvent varier de 0 à 200kg de fruits par arbre. Plusieurs facteurs interviennent : le climat, la fertilisation, l'âge de l'arbre, les maladies et parasites, et la taille.

Pour l'âge de l'arbre, on ne peut pas faire grand-chose, quant au climat, on peut réduire les risques en choisissant une variété adaptée à la zone géographique. On peut cependant intervenir sur la fertilisation, la taille, et la lutte contre les ravageurs : l'entretien de l'abricotier est assez simple, mais quelques gestes sont favorables à une bonne fructification.
Fertilisation et arrosagePour optimiser la fructification, au début du printemps, griffez le sol au pied de l'arbre et répandez du compost ou du fumier décomposé. Vous pouvez renouveler l'opération à l'automne. Au niveau de l'arrosage, un abricotier planté depuis plusieurs années n'a normalement pas besoin d'être arrosé, sauf période de sécheresse particulièrement prolongée.
Taille
L'abricotier est généralement assez vigoureux pour être cultivé en tige "de plein vent", c'est-à-dire non palissé. La taille n'est pas obligatoire : elle est simplement conseillée pour obtenir de beaux et nombreux fruits. La fructification peut ainsi être améliorée par une taille en palmette ou en espalier : dans ce cas, l'arbre sera palissé contre un mur (notamment sous les climats froids) ou une clôture.

Dans tous les cas, l'abricotier supporte mal les tailles sévères, comme la plupart des fruitiers à noyaux.
Lors des premières années de l'arbre, pratiquez une taille (modérée) de formation, destinée à bien charpenter l'arbre.
Lorsque l'abricotier est bien formé, opérez chaque année, en février, une taille de fructification : éliminez le bois mort, raccourcissez les branches les plus longues en conservant la silhouette de l'arbre (laissez au moins 3 yeux et coupez au-dessus d'un bourgeon tourné vers l'extérieur), supprimez les branches qui s'entrecroisent ou celles qui poussent vers le centre de l'arbre (éclaircissage favorisant la pénétration du soleil et la fructification).
Une fois que les jeunes fruits apparaissent, supprimez-en une partie si ceux-ci sont nombreux (l'arbre peinera à amener à maturité des fruits trop abondants, mieux vaut en sacrifier quelques-uns dès leur formation au bénéfice des autres, qui seront plus gros et plus beaux).

Une deuxième taille peut aussi s'effectuer en automne, après la chute des feuilles et hors période de gel : réduisez légèrement les branches ayant donné des fruits et supprimez les branches abîmées ou cassées.

Taillez toujours avec un sécateur bien aiguisé (pour obtenir une coupe nette), et soigneusement nettoyé (pour éviter la propagation de maladies). Après chaque taille, prenez la précaution de protéger les plaies de taille (pour les plus grosses branches) avec un mastic de cicatrisation, car l'abricotier est sensible aux blessures.
Parasites et maladiesL'abricotier est sujet aux mêmes ravageurs et maladies que ceux qui affectent le pêcher, notamment la cloque du pêcher. Les maladies cryptogamiques (oïdium, moniliose) peuvent être prévenues grâce à un traitement à la bouillie bordelaise, au printemps. A surveiller aussi : le chancre bactérien, la sharka (causée par un virus), la mouche des fruits...

Autre problème fréquent sur l'abricotier : les écoulements de gomme. Il ne s'agit pas d'une maladie en soi, la présence de gomme (substance épaisse et collante) sur l'écorce de l'arbre est plutôt le signe d'une mauvaise adéquation de l'arbre avec le sol, d'un excès d'humidité, d'une blessure, d'une attaque par un insecte ou un champignon, d'un déséquilibre nutritionnel...
Variétés
On peut classer les nombreuses variétés d'abricotier selon plusieurs critères : la pollinisation, la précocité de la floraison, la précocité de la récolte...
  • Variétés autofertiles : Bergeron, Luizet, Précoce de Saumur, Rouge du Roussillon...
  • Variétés peu ou pas autofertiles : Hargrand, Lambertin, Goldrich®...
  • Variétés à floraison précoce : Muscat, Pêche de Nancy...
  • Variétés à floraison tardive : De Hollande, Fleurit tard, Gros rouge, Poman rosé, Roman, Orangé de Provence, Luizet...
  • Variétés à maturité précoce (juin-juillet) : Bulida, Rouge du Roussillon, Early Blush, Orangered, Goldrich®, Lambertin, Précoce de Saumur, De Hollande, Luizet, Orangé de Provence, De Boulbon...
  • Variétés à maturité tardive (août) : Alberge, Bergeron, Royal, Sucré de Holub, Pêche de Nancy, Tardif de Tain...
Les dates de floraison et de récolte varient bien sûr en fonction des régions.

10 avr. 2011

Tableau des bonnes associations de légumes

Comme tous les êtres vivants, les végétaux obéissent à des lois, sociologiques en particulier. Ils peuvent se nuire ou s'entraider ; certains libèrent dans le sol des substances chimiques, enzymes, vitamines, hormones qui peuvent être favorables aux végétaux voisins ou, au contraire, peuvent les intoxiquer. Connaître les amitiés et inimitiés pour faire les bonnes associations entre les légumes est essentiel.
Le lieu géographique, comme les composants de la terre du potager, a aussi une influence sur les associations. Les légumes étant tous d'origine et contrée lointaines, bien les associer au potager est essentiel ; on peut, bien sûr, introduire un légume donné au milieu d'autres légumes et observer cette nouvelle association.


Bon
Mauvais
ail
betterave, camomille, carotte, céleri, concombre, cornichon, fraise, laitue, sarriette, tomate
asperge, choux, haricot, pois
asperge
artichaut, persil, poireau, pois, tomate
ail, betterave, oignon
aubergine
estragon, haricot, persil, piment, pois, thym, tomate
oignon, pomme de terre
basilic
choux, haricot, tomate

bette a carde
oignon

betterave
céleri, choux, laitue, oignon, radis
asperge, carotte, haricot, tomate
brocoli
aneth, capucine, romarin, sauge, tomate
fraise
carotte
ail, cerfeuil, ciboulette, échalote, épinard, laitue, oignon, persil, poireau, pois, radis, romarin, sauge, tomate
aneth, betterave
céleri
ail, betterave, choux, concombre, cornichon, courge, épinard, haricot, poireau, pois, radis, tomate
carotte, maïs, persil, pomme de terre,
cerfeuil
carotte, radis

chicorée

choux
choux
betterave, brocoli, camomille, capucine, céleri, concombre, cornichon, fève, haricot, laitue, mâche, menthe, pois, pomme de terre, romarin, sarriette, sauge, thym, tomate
ail, chicorée, échalote, fenouil, fraise, poireau, radis, vigne
choux de Bruxelles
aneth, betterave, capucine, céleri, fève, haricot, laitue, menthe, pomme de terre, romarin, sauge
fraise, pois, tomate, vigne
chou-fleur
aneth, betterave, camomille, capucine, céleri, fève, haricot, menthe, oignon, pomme de terre, radis, sauge
fraise, tomate, vigne
concombre
aneth, choux, haricot, laitue, maïs, oignon, pois, tournesol
melon, pomme de terre, tomate
coriandre
pomme de terre,

cornichon
aneth, choux, haricot, laitue, maïs, oignon, pois, tournesol
melon, pomme de terre, tomate
courge
basilic, capucine, laitue, maïs, melon
pomme de terre, radis
épinard
céleri, choux, fève, fraise, haricot, maïs, poireau, radis
betterave, pomme de terre
fenouil
asperge, céleri, concombre, cornichon, courge, potiron
choux, haricot, pois, tomate
fève
ail, carotte, céleri, radis
betterave, pomme de terre
fraise
ail, haricot, laitue, oignon, poireau, thym
choux
haricot
aubergine, carotte, céleri, choux, concombre, cornichon, épinard, laitue, mâche, pomme de terre, sarriette
ail, betterave, échalote, fenouil, oignon
haricot rame
aubergine, carotte, céleri, choux, concombre, cornichon, épinard, laitue, maïs, pois senteur, pomme de terre, sarriette
ail, betterave, échalote, fenouil, oignon
laitue
artichaut, betterave, carotte, choux, chou-fleur, concombre, cornichon, courge, fraise, oignon, poireau, pois, radis
épinard, persil, tournesol
mâche
poireau

maïs
concombre, cornichon, courge, fève, haricot, pois, potiron, tomate
betterave, céleri, laitue, menthe, romarin
menthe
choux, navet, pois, radis, tomate

navet
laitue, menthe, pois, romarin
ail
oignon
betterave, camomille, carotte, fenouil, fraise, laitue, poireau, sarriette, tomate
choux, fève, haricot, pois, pomme de terre
panais
radis
aneth
persil
poireau, radis, tomate
choux, haricot, laitue, pois
piment
aubergine, tomate

poireau
betterave, carotte, céleri, épinard, laitue, oignon, pomme de terre, tomate
choux, haricot, pois
pois
carotte, céleri, choux, concombre, cornichon, fève, laitue, maïs, navet, pomme de terre, radis
ail, échalote, oignon, persil, poireau
pomme terre
capucine, céleri, choux, fève, haricot, pois, raifort
aubergine, concombre, cornichon, courge, framboisier, oignon, pommier, tomate, tournesol
potiron
laitue, maïs, melon
pomme de terre
radis
ail, carotte, cresson, haricot, laitue, persil, pois, tomate
choux, courge, pomme de terre
raifort
pomme de terre

romarin
carotte, choux, fenouil, persil, pois, pomme de terre, thym, tomate

thym
avec presque tous les légumes

tomate
aneth, asperge, basilic, carotte, céleri, ciboulette, maïs, oignon, persil, radis
betterave, fenouil, haricot, pois, pomme de terre
topinambour
pomme de terre

tournesol
concombre, cornichon
laitue, maïs, pomme de terre