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A travers le blog Un Art De Vivre, nous avons souhaité partager avec vous quelques trucs et astuces pour faire un jardin naturel, autrement dit "BIO". Plantation, observation, prévention, rotation des cultures...Nous allons vous faire découvrir les gestes durables pour un jardin naturel et responsable.

6 mai 2011

L'olivier

Soyons honnête, au nord de la Loire, votre olivier ne produira guère d’olive. Il sera en revanche un magnifique arbre d’ornement, hors du commun, transformant de sa seule présence le jardin ou la terrasse qui l’abrite. Si les hivers sont assez doux, vous pouvez le cultiver en pleine terre, dans un lieu protégé de votre jardin, car il supporte les températures jusqu’à –10°C. Dans les régions aux hivers plus rudes, il faudra le cultiver en bac, afin de le rentrer durant l’hiver, dans une pièce sèche, fraîche et lumineuse. Sachez que l’olivier a une aptitude remarquable à la transplantation et à la culture en bac. Vous pouvez ainsi le déplacer à volonté, même adulte. La manutention d’un sujet centenaire mérite cependant l’expertise d’un professionnel.

L’olivier s’adapte plutôt facilement à la culture en bac s’il bénéficie d’une exposition ensoleillée et à l’abri des vents. Prévoyez un bon drainage et laissez la terre se dessécher entre deux arrosages. 

Il aimeLe soleil, la chaleur (une exposition sud), les sols secs et bien drainés, une longue période estivale.
Il craintL’humidité, l’olivier étant un arbre très résistant à la sécheresse, il nécessite des arrosages modérés. Évitez aussi les expositions aux vents très forts.
Plantation
En règle générale, l'olivier se plante au printemps (entre la mi-mars et la mi-juin) dans la zone oléicole française, à l'exception de la Corse et du Roussillon où il est possible de planter dès l’automne. Soyez prudent, les plants supportent très mal des températures inférieures à - 6°C durant les premiers mois suivant la mise en place.
Les pépiniéristes proposent toujours les plants d'oliviers dans des pots (ou conteneurs) en plastique. Conservez la motte intacte. Mais démêlez les racines qui ont commencé à former un chignon dans le pot. Il ne faut pas étêter les plants.
Le jeune olivier est enterré d'environ 5 cm par rapport à la à la surface de la motte. Installez un tuteur de 2 m à 2,5 m de haut et de 5 à 8 cm de diamètre dont le matériau est capable de résister au moins 3 à 4 ans aux intempéries (châtaignier). Enfoncez-le d'au moins 60 cm dans le sol. Prévoyez une cuvette de 50 cm de diamètre environ autour du plant. Remplissez la cuvette d'eau (10 à 20 l par plant) afin de bien tasser la terre autour des racines. Pour terminer, attachez l’olivier à son tuteur, mais sans le serrer.

Distance de plantation : de 6 à 8 m en tous sens. Il est bon de ne pas trop serrer les oliviers ce qui favorise une bonne production et réduit les risques de maladies.

Sol
Léger, bien drainé, même pauvre et calcaire. Il faut éviter les terrains humides dans lesquels l'eau circule très lentement. Les sols filtrants comportant des graviers ou des cailloux seront préférés aux terres trop argileuses et asphyxiantes. L'olivier n'est pas très sensible aux variations de pH (acidité/alcalinité) du sol. Dans les sols franchement acides ou basiques, il faut privilégier les variétés traditionnelles locales. Par exemple ‘Olivière’ dans les sols acides du Roussillon, ‘Aglandau’ dans les sols très basiques de la vallée de la Durance, etc.

En bacPrévoyez un bon drainage au fond du contenant. Arrosez seulement quand la terre est sèche. Rempotez tous les 2 ou 3 ans, juste avant l’éclosion des feuilles. Taillez environ un tiers des racines.

Exposition
Chaude et ensoleillée. L’olivier résiste au gel jusqu’à -15 °C environ, à condition de bénéficier d’un hiver sec. Il a besoin d’un été chaud et long pour mener à bien sa fructification. Évitez les zones aux risques de gel élevés : bas-fonds, bord de rivière, altitude supérieure à 300 m. Les meilleurs lieux de culture se situent sur les pentes orientées au sud des coteaux.

Climat
L’idéal est la zone climatique de type méditerranéen. L'olivier est susceptible de réussir ailleurs, à condition qu'il soit planté à l'écart des grands froids. Pour la production, ne rien attendre en dehors de sa zone naturelle de culture...

Résistance au froidDe – 6 °C à -10 °C pour les jeunes arbres au tronc de moins de 10 cm de diamètre. De – 12 °C à – 20 °C pour les oliviers adultes à l’écorce épaisse. La résistance au froid dépend de l’exposition et surtout du sol, une meilleure tenue étant observée dans les zones pas trop ventées et les terres sèches.

Taille
L'olivier est un arbre qui nécessite une taille annuelle. Il faut discerner les tailles favorisant la production de fruits et la taille purement esthétique. La taille esthétique a pour but de former un tronc unique en éliminant les branches. Elle sera effectuée en fin d’hiver (entre le gel et la floraison) et tendra à former une couronne évasée qui exposera toutes les feuilles à la lumière.

Attention aux lapins !Après la plantation, prévoyez une protection contre les lapins. En effet, dans ses 3 à 5 premières années, l'olivier est très prisé de ces rongeurs qui dévorent l'écorce jusqu'au bois, ce qui entraîne l'arrêt de la circulation de la sève, provoquant le dessèchement de la partie supérieure de l’arbre. La mise en place d'un grillage, d'un filet ou d'un manchon de plastique autour du jeune olivier le protégera efficacement.

5 mai 2011

Oranger et citronier

Qui n'a pas rêvé d'acclimater chez soi un oranger ou un citronnier ? Si les hivers sont trop rudes dans votre région pour les faire pousser en pleine terre, essayez donc la culture en pot : la plupart des agrumes s'y font bien.

Feuillage, fleur, parfum, fruit... Que vous choisissiez de cultiver un citronnier, un oranger, un mandarinier, un calamondin ou, plus original, un kumquat, un cédratier ou un kombava, les agrumes vous combleront. Leur résistance au gel est supérieure à ce que l'on prétend souvent. Tout dépend du moment où le froid survient, et de la durée de l'épisode de gel. Quoi qu'il en soit, si vous tenez absolument à la survie de vos arbres, le mieux est encore de les cultiver en pot, ce qui permettra de les mettre à l'abri pendant l'hiver.
En orangerieMise en pratique depuis des siècles, la culture "en orangerie" préserve les plantes du gel, tout en ménageant une baisse des températures, qui conditionne l'entrée en repos végétatif.
Chez vous, l'orangerie aura pour nom véranda, garage, hangar ou pièce non-chauffée, avec idéalement de belles ouvertures ménagées vers le sud, qui pourront être ouvertes de temps à autres pour assurer l'aération.
La culture sous serre est bien sûr possible, sans trop chauffer, mais en assurant une température supérieure à zéro...

Spécificité de la culture en potLes racines de ces arbustes devront se contenter du pot pour survivre. Elles devront y trouver l'eau et les nutriments nécessaires. Il faudra donc veiller à l'arrosage et à la fertilisation régulière.
Souvent placés sur la terrasse, les agrumes en pots sont exposés au vent et au soleil. Attention, ils se dessèchent et gèlent plus facilement que leurs collègues cultivés en pleine terre.
Comme bien souvent hélas, ils font des proies de choix pour les aleurodes, les cochenilles et autres parasites...

L'achat
Les agrumes sont disponibles toute l'année en pépinière. Ils sont vendus en conteneur. Vous les rempoterez aussitôt selon votre préférence dans un pot en terre cuite, dans un pot en plastique que vous camouflerez dans une belle céramique, ou encore dans un bac en bois adapté (généralement protégé intérieurement par un film en PVC).

Mélange de cultureLe substrat type se compose d'un bon terreau (70%), d'un peu de terre du jardin (20%) et le reste de sable grossier, pour assurer un bon drainage.
Le rempotage aura lieu tous les 2 ou 3 ans, en fonction de la croissance observée. Lorsqu'ils se plaisent, les agrumes poussent vite !

ArrosageL'arrosage sera fréquent en période estivale, et plus espacés en repos hivernal. Soyez vigilant : le substrat des plantes en pot ne doit pas sécher, les racines se trouvant très près de la surface.
Un bon arrosage est lent et abondant, de sorte que la motte soit imbibée en totalité. Autant que possible, privilégiez l'eau de pluie (l'eau de ville est souvent trop calcaire et trop chlorée).

Parasites des agrumes
Acariens, pucerons, aleurodes et cochenilles prospèrent en atmosphère chauffée et/ou confinée.
Privilégiez un toilettage régulier du feuillage avec une eau additionnée de savon noir.
Les cochenilles, protégées par leur protection farineuse ou leur bouclier, peuvent résister. Employez alors une huile blanche, produit respectueux de la nature qui se limite à "asphyxier" les intruses.

Récolte
C'est un vrai plaisir au coeur de l'hiver : le gros des récoltes se fait entre novembre et février.
Multiplication
Les semis de pépin sont possibles; la multiplication des agrumes se fait cependant plutôt par greffe (avril à juin) ou bouturage (avril à septembre).

Fin d'hivernageAu printemps, dès que les conditions climatiques redeviennent favorables, sortez vos agrumes et placez-les en situation abritée.

4 mai 2011

Le kaki

Appelé aussi « plaqueminier », le Kaki (diospyros kaki) est un arbre de la famille des Ebenacées originaire d'Extrême-Orient, dont certaines variétés atteignent 15m de hauteur (6 à 10m en moyenne).
Ses fruits ressemblent à de grosses tomates d'un rouge tirant vers l'orange, dont la forme peut être ronde, conique, cylindrique ou encore presque aplatie.

Très rustique, le kaki supporte des froids de -15 à -20°C. Il s'adapte à tous les sols et se révèle extrêmement fertile. Vendu en conteneur, on peut le planter toute l'année, même si la période idéale s'étend du milieu de l'automne à la fin de l'hiver, à la condition qu'il ne gèle pas.

Les kakis ont une valeur décorative certaine, que l'on apprécie principalement en hiver, lorsque leurs fruits restent accrochés aux branches alors que le feuillage est tombé. Subsiste alors un arbre fortement ramifié couvert de boules orangées : un décor d'hiver très appréciable. A l'automne, leurs grandes feuilles vert luisant prennent de belles teintes pourpres.

Sol
Tout terrain sans humidité excessive.

Exposition
Comme la plupart des fruitiers, de préférence ensoleillée et chaude. La chaleur est requise pour un bon mûrissement des fruits.

Arrosage
Par temps sec; les premières années uniquement.

Conseils de cultureMettez un tuteur à la plantation. N'hésitez-pas à tuteurer les branches couvertes de fruits à partir du mois de septembre.

Taille
En hiver, on aèrera le centre de l'arbre pour laisser pénétrer l'air et le soleil.

Quelques variétés
On recense au Japon quelques 800 variétés, contre plus de 2000 cultivées en Chine !
  • Costata, Fuyu et Muscat sont non astringentes et parthénocarpiques (pas besoin de pollinisation pour fructifier).
  • Sharon est la variété qui se développe le plus actuellement. C'est son fruit, bien souvent en provenance d'Espagne et d'Israël, qui est vendu dans le commerce.
  • Hatchiya (aux gros fruits rouge vif), 
  • Hongsi et 'Fuji' donnent des fruits astringents.

3 mai 2011

Le lyciet

Le lyciet (lycium barbarum) est un petit arbuste originaire de Chine qui appartient à la famille des solanacées (tomate, aubergine, pomme de terre...). Il produit des baies rouges, semblables à de petites cerises allongées, légèrement sucrées et de faible acidité. « Goji » est leur appellation commerciale dans nos contrées.

En grandissant, il prend un port un peu indéterminé, avec des branches arquées ayant une forte tendance à l'allongement. En début d'été, il se pare de petites fleurs violettes et blanches en étoile, remplacées vers le mois de septembre par les baies, non moins décoratives...

Il trouvera place dans votre jardin, par exemple en haie fruitière, mais il peut également être cultivé en pot.

Santé et longévité ?Le Goji est consommé en Asie depuis des millénaires, sous forme séchée ou bien en jus. Il est riche en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments. A ce titre, il est certainement bénéfique pour la vitalité générale, et la stimulation de nos défenses naturelles. On admet généralement que c'est l'un des fruits les plus anti-oxydants, ce qui lui vaut sa réputation de fruit « anti-vieillissement ».

Terre
Le lycium barbarum est peu exigeant. Il poussera dans n'importe quelle terre de jardin enrichie d'un peu de terreau. Préférence pour les sols alcalin (basique; pH >7), plutôt riches en minéraux.

Arrosage
En hiver, pas d'arrosage en extérieur. En été, le Goji appréciera un sol relativement frais. Veillez à l'arroser régulièrement.

Exposition
Soleil ou mi-ombre

Hauteur à l'âge adulte1,5m si cultivé en bac; 2 à 3 m en pleine terre

Température
Le Goji est très rustique : nos hivers ne lui font pas peur puisqu'il résiste à -20°C. A noter : c'est un arbuste caduc, qui perd son feuillage en hiver.

TaillePincez les extrémités des branches pour les pousser à ramifier et prendre un port un peu plus compact.

SemisFaire pousser des graines de Goji, c'est possible ! Semez les graines dans des godets ou une caissette remplis d'un terreau bien fin. Placez sous une mini-serre à une température comprise entre 20 et 25°C. La germination interviendra sous 4 à 6 semaines.

Culture en potLe Goji peut parfaitement être cultivé en appartement. Il pousse correctement quand la température est comprise entre 15 et 25°C.
Rempotez votre plant dans un mélange de terre de jardin, de terreau, et d'un peu de sable. Incorporez également quelques billes d'argile qui aèreront ce substrat.  Pensez à l'arroser 1 fois par semaine en hiver et 3 fois par semaine en été. Ne laissez pas l'eau stagner dans la coupelle : risque de pourrissement des racines.

2 mai 2011

La rhubarbe

La Rhubarbe (Rheum Rhaponticum) est une plante vivace de la famille des Polygonacées mesurant jusqu’à 1 mètre de hauteur. Elle est originaire d’Asie où on la rencontre jusqu’à 4000 mètres d’altitude.
Elle développe des feuilles de très grandes dimensions mais seules ses tiges (appelées pétioles) sont comestibles. En effet, les feuilles, très riches en acide oxalique (substance toxique voire mortelle) ne doivent surtout pas être consommées.

Sol
La Rhubarbe ne pousse que dans les terrains frais, profonds et bien ameublis.
Elle est très gourmande en humus.

Exposition
La Rhubarbe est peu exigeante en ce qui concerne l’exposition. Elle accepte très bien une exposition mi-ombragée.
Achat
En petits godets, sur les marchés ou en jardinerie.
Semis / MultiplicationLa Rhubarbe se multiplie par semis en août-septembre ou en avril-mai.
Mais la division des pieds est préférable ; on prélève alors en mars ou en septembre- octobre des éclats sur les touffes les plus importantes qu’on replante aussitôt.
Soin
Un pied de rhubarbe peut durer une dizaine d’années à condition de lui apporter une bonne fumure complémentaire tous les deux ans.
Il faut surtout penser à supprimer les tiges florales dès qu’elles se présentent afin de conserver à la plante toute sa vigueur.
Peu d’insectes et de maladies attaquent la Rhubarbe. Ses principaux ennemis sont les limaces et les escargots qui dévorent ses feuilles. Il est important de maintenir un lit de cendres au pied des jeunes plants.

Récolte
La récolte commence à partir de mai, l’année qui suit la plantation.
On peut obtenir des tiges plus longues en faisant blanchir la touffe dans un pot sans fond ou un sac obscur.

Conservation
La Rhubarbe potagère ne se conserve que quelques jours au réfrigérateur,
Par contre, elle se congèle très bien. Il suffit de la mettre dans un sac de congélation coupée en tronçons.

1 mai 2011

Le potager en Mai

Indications climatique de type "océanique"
- climat un peu plus doux : Avancer de 2 à 3 semaines
- climat nettement plus doux, méditerranéen : Avancer de 3 semaines à 1 mois
- climat plus froid, retarder d'un mois
- climat nettement plus froid, retarder d'un mois
voir une carte des climats dans le monde



Semer à la volée, en ligne ou en poquet selon le légume :
En pleine terre en place : Betteraves, radis de tous les mois, carottes et navets (vérifier variétés), haricots verts ou secs, potirons, courgettes, cornichons et concombres, basilic, laitues (ou en pépinière)
En pleine terre, en pépinière : toutes les salades, tous les choux, y compris choux-fleurs et brocolis, poireaux d'hiver (ils seront repiqués en place)

Planter ou repiquer en place :
Choux de milan, choux de bruxelles, chicorées frisées, poireaux d'été, poireaux d'hiver céleri rave et aussi les plants de tomates, poivrons et piments, concombres, courgettes des semis sous abris ou d'intérieur du mois précédent.
Dans tous les cas : échelonner semis et plantations

Eclaircir les semis en place quand nécessaire, afin que chaque plante se développe correctement.

Butter : les pommes de terre, paillez les fraisiers, protégez les si crainte de gelées

Semer, planter ou repiquer en pot, en jardinière :
Basilic, tomates cerises, menthe, salade à couper, poivrons et piments, thym, ciboulette
Arrosez régulièrement, fleurissez autant que vous voulez : en mai, faites ce qu'il vous plaît.

Récolter : salades, laitues, radis, choux verts, les premiers tendres navets, des fraises du jardin, selon régions et périodes de semis : les premiers haricots verts, des carottes nouvelles semées sous abri, des épinards, peut être les petits pois précoces que vous aviez semés en automne l'année dernière.

Cela sera aussi le mois pour la ciboulette, l'ortie, le pissenlit, le thym et la sauge. Récoltez un brin de muguet

Biner et sarcler plus que jamais, arrosez plutôt le matin, sauf si la température montait (arrosage d'été: le soir).

Potager bio : Mai est propice pour fabriquer : Compost, purin d'ortie et compagnie (et s'en servir).

Admirons : syrphes, abeilles, bourdons, guêpes, araignées au boulot. Protégeons les, fleurissons nos potagers.